Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]

vendredi 17 juillet 2015

Quelques photos de la clinique

Petite cour intérieure
Ma chambre vue de l'extérieur
La chambre

Le petit déjeuner



J+4 : j'écris mon blog !


J+4

Aujourd'hui, c'est la date théorique de retour à la maison !
Mais en pratique, j'ai encore bien trop mal pour arriver à rentrer chez moi en train.
J'ai bien dormi (8h). La kiné me propose de sortir de ma chambre, et d'essayer de marcher jusqu'à l'ascenseur situé en face. J'y arrive, non sans difficulté car la douleur est au maximum. Elle me conseille de bien prendre mon temps, que la douleur finira par s'estomper.



Ce midi, mon papa est venu me rendre visite. Mon chéri est allé chercher une pizza pour mon père et une crêpe au fromage pour moi :-P Lui se dévoue pour manger le repas de la clinique (trop écœurant pour moi). J'ai même droit à une bonne crêpe au Nutella ! Miam !!
L'infirmière tente de diminuer la dose de codéine, on verra ce que ça donne ...

Cet après-midi, je prends ma douche, mais la douleur est atroce ! Quand je suis allongée, ça peut aller, mais quand je marche, c'est horrible ! J'ai vraiment hâte que ça aille mieux.
Du coup, ce soir, je reprends la dose initiale de codéine.

J+3

Mon bracelet d'identification
Aujourd'hui, l'objectif est de réussir à marcher jusqu'à la douche. Ma motivation est d'autant plus grande que j'ai une terrible envie d'aller aux WC ^^ A la fin du petit-déjeuner, j'appelle l'aide-soignante, et je prends mon déambulateur. J'arrive à la salle de bain ! Je suis vraiment contente de l'évolution. J'ai fait un léger malaise mais il est passé rapidement. Je peux enfin prendre une vraie douche, l'eau chaude fait énormément de bien aux muscles, et avec cette chaleur, je me sens vraiment rafraîchie ! J'ai le moral, même si les douleurs sont encore très importantes.

L'après-midi, un brancardier vient me chercher en chaise roulante pour aller faire les radios de contrôle.
Gros problème, je n'ai aucune aide pour me lever et me tenir droite sur la machine ! Pire, il y a une petite marche, et je dois m'appuyer sur ma jambe opérée ! La douleur est intense, je dois rester debout quelques minutes, c'est vraiment une épreuve.
De retour dans la chambre, je m'allonge et demande un antidouleur pour soulager ma hanche endolorie.

En milieu d'après-midi, l'infirmière me propose de retirer la sonde urinaire, vu que j'arrive à me déplacer jusqu'aux toilettes. Une autre étape de franchie ! Elle me conseille de boire beaucoup pour éviter une infection urinaire et que le transit reprenne normalement.
Le chirurgien m'apporte le dossier de sortie, car il n'est pas là demain. Il y a les ordonnances de médicaments, de pansements, le bon de transport pour aller jusqu'à la gare, la date du prochain rendez-vous et l'arrêt de travail.
Vu les douleurs encore très présentes et le fait que je prenne le train, nous décidons (avec l'appui de la kiné), de rester jusqu'à dimanche matin (J+6).

J+2

Cette deuxième nuit s'est bien passée, j'ai réussi à dormir.
Le but aujourd'hui, c'est de réussir à me lever !
Avec l'aide de la kiné, je me place au bord du lit.
Puis, avec le déambulateur, je me lève et tente d'avancer petit à petit. Pour l'instant, je traîne ma jambe droite, car c'est trop douloureux de tenter de la mobiliser. Après deux pas, je vois trouble et les oreilles bourdonnent. Comme je fais un malaise, la kiné me rallonge, et me propose de recommencer à me mettre au bord du lit dans la journée. Pour elle, ce malaise est dû au fait que je sois restée 2 jours allongée, avec une tension basse.


  

A midi, je me remets au bord du lit pour manger, et pareil le soir. Les vertiges commencent à disparaître, mais je mange toujours difficilement.

jeudi 16 juillet 2015

J+1

La perfusion de cette nuit et les massages de la jambe faits par mon conjoint m'ont aidée à dormir quelques heures. J'arrive à relever mon dos sans avoir l'envie de vomir, donc je peux avaler mon petit déjeuner, appétissant puisqu'il est composé de croissant, pain, beurre, confiture et chocolat chaud. 

Le chirurgien passe tôt dans la matinée. Il me dit que vu la douleur, on ne va pas essayer de me lever de suite, aujourd'hui je me repose, je fais quelques mouvements de jambe. Il ne faut pas que j'hésite à demander une piqûre de morphine si la douleur est trop importante. Il me dit que je pourrai sûrement sortir vendredi. 

Retrait du cathéter veineux au niveau de la main.
L'aide-soignante me lave au gant et l'infirmière refait mon pansement. Je ne vois pas la cicatrice car elle est recouverte de "strips", petites bandelettes qui permettent de refermer les bords d'une plaie. Elle me dit que l'hématome va migrer vers le haut et vers le bas. 

La kiné passe en fin de matinée, et elle confirme qu'on va me laisser allongée pour aujourd'hui.


Premier vrai repas - pas très convaincue -


L'après-midi, j'ai vraiment très mal, donc je demande une piqûre de morphine. Cela me provoque des étourdissements et des vertiges donc je m'allonge. 

Mon oncle et mon père sont venus me voir en fin d'après-midi. Ça m'a fait du bien de recevoir de la visite car j'ai pu penser à autre chose qu'à la douleur.

Le soir, le repas n'est pas très bon et trop lourd. J'ai un noeud à l'estomac et je n'arrive à manger que l'entrée et le dessert.
La nuit se passe très bien, j'arrive à dormir d'une traite pendant 7h !