Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]
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mercredi 8 juin 2016

Reprise du travail en mi-temps thérapeutique après 20 mois d'arrêt !

10 mois et demi après l'OPA et 2 mois et demi après l'arthroscopie de hanche, je reprends le travail !
J'ai encore des douleurs dans l'aine, mais je m'étais préparée psychologiquement à reprendre. Mon généraliste m'envoie vers un médecin de médecine physique et réadaptation, afin de m'aider à récupérer musculairement et trouver la cause de mes douleurs résiduelles.

Le premier jour de travail se passe relativement bien côté hanche, mais le fait de rester de bout pendant 5h d'affilée m'a provoqué de vives douleurs dans les pieds et dans les jambes. Ces douleurs mettront une semaine à disparaître.

Dans la semaine qui suit la reprise du travail, une visite chez le médecin du travail est obligatoire. Le médecin m'annonce que mon emploi du temps n'est pas du tout adapté, car il y a des jours où je travaille toute la journée. Or, lorsqu'un mi-temps thérapeutique est mis en place, il ne faut pas travailler plus de 4h par jour ! Le médecin accepte que je travaille 4h45 (équivalent à un après-midi), mais pas plus. Au final, je travaille soit le matin, soit l'après-midi, à raison de 17,5h par semaine. De plus, il ne faut pas que je porte de charges lourdes et il faut que je puisse m’asseoir régulièrement.

Grâce à cette adaptation de mon poste, je reprends le travail sans problème particulier, à part quand il y a une surcharge de travail où il m'est impossible de m’asseoir. Dans ces moments-là, le bassin faiblit et tiraille.

samedi 23 avril 2016

1 mois après l'arthroscopie




Petit récapitulatif du mois

Depuis le retour à la maison, je marche quasiment sans béquilles ! La forte boiterie a disparu en une semaine, il ne me reste qu'une légère boiterie quand je marche plus longtemps.
Pendant les deux premières semaines, les douleurs dans le haut de la cuisse sont très présentes. Ce sont les muscles qui sont douloureux. Je glace plusieurs fois par jour, et je prends les médicaments prescrits par le chirurgien pour 15 jours (anti-inflammatoires et antidouleurs).

Côté rééducation, j'ai commencé par faire du vélo d'appartement sans résistance, à raison de 15 minutes matin et soir. J'alterne le pédalage "en avant" et "en arrière" afin de mobiliser les différents muscles. 
Deux semaines plus tard, vu que l'articulation n'était plus censée être inflammée, j'ai commencé à intensifier les séances. Je fais entre 30 et 40 minutes matin et soir, avec une résistance moyenne. Après les séances, j'essaye de bien étirer les muscles de la cuisse, car ils sont encore très douloureux en mobilisation active (la mobilisation est passive avec le vélo, donc non douloureuse).

Je fais aussi des exercices assise sur une chaise : j'essaye de lever la jambe opérée (soit tendue, soit pliée). C'est très difficile, la douleur est vive dans l'aine et le haut de la cuisse, et les muscles n'ont pas de force. Au bout d'un mois post-op, j'ai encore beaucoup de mal à lever cette jambe (je la décolle de 5 cm environ). Ensuite, je masse les muscles pour les relaxer.

Après l'arthroscopie, j'avais toujours les mêmes craquements douloureux dans l'aine. Je commençait à m'inquiéter, donc je me suis renseignée et j'ai découvert que ce pourrait être un ressaut du muscle psoas, qui entraînerait une irritation au niveau de l'aine (bursite). Il est très difficile de faire la différence avec une fissure du labrum, car les symptômes se ressemblent fortement. 



J'ai donc contacté mon chirurgien, il m'a confirmé que les douleurs provenaient sûrement du psoas, et qu'il fallait que je fasse des étirements et du renforcement musculaire
J'ai donc décidé, en complément de la rééducation à la maison, de prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute "méziériste". L'intérêt de la méthode est qu'elle prend en compte le corps dans sa globalité, qu'elle est adaptée à chaque personne, qu'elle fait travailler toutes les chaînes musculaires, et qu'elle est non invasive, contrairement à la kinésithérapie classique.

A plus d'un mois post-op, j'ai beaucoup moins de craquements dans l'aine, mais toujours de fortes douleurs à la mobilisation active du psoas. Il faut être très patient et bien travailler régulièrement les muscles afin de récupérer la masse musculaire perdue.

La bonne nouvelle, c'est que dernièrement, j'ai pu faire quelques belles balades à pieds sans douleurs ! Au début, c'était 10 minutes, puis 30 min, 1h ... Au bout d'un moment, je sens que les muscles n'arrivent plus à suivre et je recommence à boiter et avoir une sensation d'inconfort, mais je sens qu'à chaque balade, j'arrive à aller un peu plus loin !
J'ai aussi beaucoup de douleurs dans le dos, ce qui me limite aussi dans mes balades ou lors d'une position assise prolongée. Mais heureusement, je possède une ceinture lombaire qui diminue fortement les douleurs, le temps que je me récupère musculairement.


Concernant le soin de la cicatrice, j'ai retiré mon pansement au bout de 10 jours. Les deux points sont beaux, alors je les protège avec un petit pansement classique pendant 2 ou 3 jours.
Quand il n'y a plus eu de croûtes (quelques jours), j'ai commencé à mettre de la crème cicatrisante Cicalf*te de Av*ne le matin, et le gel de silicone Dermat*x le soir.






lundi 21 mars 2016

8 mois post-op : arthroscopie de la hanche droite

8 mois après mon ostéotomie périacétabulaire droite, j'ai toujours très mal dans l'aine, j'ai même l'impression que ça s'est empiré ces derniers mois. Mon arthroscopie est programmée pour le 16 mars 2016.

Voici le déroulé de mon hospitalisation :

J-1 (veille de l'intervention)


- 16h45 : arrivée à la clinique, après 3h de TGV.
- 17h : arrivée dans la chambre, présentation de l'infirmière du service, mise en place du bracelet d'identification et radiographies pré-op.
- 18h : visite de l'anesthésiste et prise de sang (car je n'avais pas sur moi les résultats de la prise de sang demandée par le chirurgien, pourtant faxée à l'anesthésiste). Il me donne le droit de garder mes lunettes de vue au bloc, pour que je puisse suivre l'intervention sur l'écran de télé.
- 19h : visite du chirurgien. Je lui explique que je suis rentrée à J-1 car avec un trajet de 3h de train, il était impossible d'arriver tôt le lendemain. J'en profite pour lui demander s'il va réparer le labrum, il me répond que ça dépendra de ce qu'il voit lors de l'opération.
- 19h30 : prise du médicament Lyrica 75 (en prévention des douleurs post-opératoires) et première douche antiseptique à la Bétadine Scrub.

J0 (jour de l'intervention)


- 6h45 : prise de la tension (10/5) et de la température (36,5).
- 8h30 : petit déjeuner copieux, prise de Lyrica 75, puis consigne de ne plus manger ni boire. Je dois descendre au bloc vers 13h30 ou 14h.
- 11h : deuxième douche antiseptique et habillage pour l'intervention (charlotte, tunique, culotte, bas de contention ATH, sur-chaussures). Puis, l'infirmière vient marquer la zone à opérer.


- 15h : le brancardier m'amène au bloc opératoire. L'infirmière me pose un scope sur le doigt pour la mesure de ma fréquence cardiaque. Ensuite, elle place un cathéter veineux au niveau du poignet, et injecte un mélange de médicaments anxiolytiques et antibiotiques. 


Cela me crée une légère somnolence avec quelques hallucinations assez drôles (j'ai l'impression que les meubles autour de moi se transforment ^^). 
Je joue aussi à tenter de diminuer ma fréquence cardiaque, qui est à 99 à cause du stress. L'infirmière me dit que pour y arriver, il faut que je pense à autre chose. Ça ne fonctionne pas, mais ça m'aide à faire passer le temps, car au final je vais attendre 2h sur le brancard ! En effet, l'opération du patient précédent prend un peu plus de temps. Heureusement que le coussin sous ma tête est très confortable !

- 17h : l'anesthésiste vient me voir et me demande si je veux un sédatif lors de la piqûre pour la rachi-anesthésie, car celle-ci peut faire mal. Je réponds que je ne veux pas dormir, que je veux pouvoir assister à l'opération par la suite.
Je lui demande par la même occasion si je n'aurais pas de problème pour uriner, il me répond qu'après l'opération il peut se produire un blocage de la vessie et qu'il vaut mieux que je fasse au bassin maintenant si j'ai envie. Pas très commode la position allongée :-\

- 17h30, l'anesthésiste m'injecte le produit anesthésiant dans le bas du dos. Progressivement, je sens des fourmillements dans mes jambes, puis tout le bas du corps s'engourdit. En quelques minutes, je ne sens plus rien à partir du nombril. J'essaye de bouger mes jambes mais le corps ne répond pas, c'est une sensation très désagréable qui me donne vite des nausées, donc j'arrête de tenter de bouger quoi que ce soit et je me laisse aller, pendant que le personnel soignant m'installe sur la table d'opération. 

Je suis bien calée grâce à des cales moelleuses et j'ai un poteau entre les jambes pour que je ne glisse pas pendant la traction. Mon bras droit est maintenu sur mon torse à l'aide d'un drap, afin de ne prendre aucun risque de toucher la zone opérée pendant l'opération. Puis on me place le champ opératoire bleu, qui adhère autour de la zone à opérer, ainsi qu'un champ transparent par-dessus.



L'anesthésiste me parle, et blague un peu pour que je sois rassurée. L'aide-soignante affiche mes radios pré-op sur un des murs du bloc, et un infirmier allume la radio. C'est assez comique d'entendre du R'n'B dans un bloc opératoire !

- 18h : quand tout est prêt, le chirurgien arrive au bloc et commence l'arthroscopie. En premier lieu, il insère la caméra, puis les outils. Je peux voir la vidéo sur un écran de télé situé juste à ma gauche. 


Je vois qu'il ouvre la capsule, puis il me montre le labrum. Au départ, il me dit que le labrum est bien, mais quand il fouille un peu plus, il trouve la zone abîmée, jaunâtre. Il me dit que normalement, le labrum est blanc nacré, et qu'effectivement il n'est pas beau à cet endroit. Il enlève donc les parties abîmées. Je lui demande pourquoi ce n'était pas visible lors de l'ostéotomie de juillet dernier, il me répond que c'est difficile à repérer sans microscope, et que grâce à la caméra on peut mieux visualiser les zones abîmées.

Vidéo qui illustre bien la manière dont le chirurgien a réséqué mon labrum

Ensuite, il inspecte le tête du fémur, et il y trouve de nombreuses adhérences, qui ne devraient pas être là. Il me dit que les douleurs viennent en grosse partie de cette fibrose, donc il met un bon moment à tout enlever. Au passage, il me montre un ligament qui maintient la tête du fémur. Je lui demande si ça arrivait souvent d'avoir des adhérences, il me répond que c'est la première fois qu'il voit ça !
Une fois qu'il a fini, il me dit qu'il va falloir que je fasse du vélo d'appartement dès mon retour à la maison, à raison de 3 séances de 10 min par jour, pendant au moins 2 mois. Il ne faut pas que ces adhérences reviennent.

-19h : je suis en salle de réveil, et je commence à faire des micro-mouvements avec mes jambes. Ma tension est de 9/5. Par contre, j'ai très froid et je tremble énormément. L'infirmier de réa me met une couverture chauffante et ça va déjà un peu mieux. Il me prévient que je pourrais partir dans 15-20 minutes. A cause du risque de blocage de la vessie, il me conseille de ne pas boire plus d'un verre d'eau ce soir. Ça va être dur, car j'ai terriblement soif.

- 19h30 : arrivée dans ma chambre. Je suis encore bien paralysée, le brancardier me met dans le lit et l'infirmière apporte mon repas et une poche de glace pour les douleurs. Elle se rappelle de mon hospitalisation l'été dernier, car apparemment j'étais une gentille patiente (et je suis restée une petite semaine dans le service lol).

Je n'ai aucune nausée, aucune vraie fatigue, je me porte super bien ! J'ai encore beaucoup de tremblements, donc je mets le chauffage à fond et je me couvre. Je bois mon verre d'eau et prends les médicaments post-op (anti-inflammatoire, protecteur d'estomac, anti-douleur codéiné et Lyrica 75).




Le chirurgien est passé dans ma chambre quand j'étais encore en salle de réveil, donc il n'a pas pu tenter de me lever. Je décide donc d'essayer, avec l'aide de mon conjoint, et avec mes béquilles. Je n'appuie pas sur la jambe opérée car je ne sais pas si j'ai le droit. J'ai un léger malaise, sûrement dû à la tension basse, donc je me rallonge tranquillement. Pour ce soir, ce sera pipi au bassin (fort heureusement, je n'ai eu aucun blocage).

J+1


- 6h30 : passage de l'infirmière pour prise de tension (9/6) et température (correcte).

- 9h : visite du chirurgien, qui m'annonce que j'ai le droit de me lever sans béquilles, et donc d'appuyer sur ma jambe opérée. C'est un réel soulagement, j'arrive à me lever et à marcher seule ! Je boîte beaucoup, et j'ai très mal aux muscles, mais je suis autonome :-)
Il me dit que je pourrais reprendre la natation quand la cicatrice sera bien fermée et les croûtes disparues, donc d'ici 3 semaines. En attendant, je dois faire les séances de vélo d'appartement.

- 10h : visite du kinésithérapeute. Il me dit que l'inflammation dans l'articulation va durer environ 3 semaines, donc il ne faut pas que je mette de force dans le vélo avant ce délai. De plus, il me conseille de commencer par 5 minutes de vélo 2x par jour, et de faire en fonction de mes douleurs. Il ne faut pas que je force. Il me conseille aussi de marcher un petit peu chaque jour et de bien glacer mon articulation avec les poches de froid, au moins 4 à 5x par jour.

- 11h : douche avec l'aide de mon conjoint, notamment pour atteindre les pieds ! L'infirmière passera faire mon pansement après. Pour l'instant, il ressemble à ça :


Il n'est pas imperméable à l'eau, donc l'infirmière l'a recouvert de film plastique pour le protéger lors de la douche.

Une fois le pansement refait, il ressemble à ça :



- 17h : sortie de la clinique. J'ai commandé un taxi personnel, car la Sécurité Sociale ne me rembourse pas le VSL auquel j'aurais droit si j'avais été opérée dans mon département ...

Les 3h de train se sont bien passées, j'avais mis une poche de froid et je m'étais placée côté couloir afin de pouvoir étendre ma jambe si besoin.

Je suis donc de retour à J+1, ce qui fait une sacrée différence avec l'ostéotomie périacétabulaire ! Du coup, le moral est excellent ;)


lundi 22 février 2016

7 mois post-op

Le fait de cesser toute activité, pour que le labrum tente de cicatriser, m'a poussée à rester assise toute la journée dans un canapé dur et inconfortable. Mes chaises ne sont pas mieux, elles sont dures et sans accoudoirs. De fortes douleurs dans tout le bassin se sont réveillées, et j'avais beaucoup de mal à rester assise. J'ai donc dû investir dans un fauteuil de salon relax, moelleux et confortable !

De plus, le chirurgien m'a prescrit un coussin en mousse visco-élastique, à poser sur les chaises afin de soulager et éviter les douleurs de bassin. Je me dis que j'aurais dû le demander bien avant !

Depuis ces achats, je revis ! Les douleurs de bassin se sont nettement améliorées, et donc le moral avec :)

Néanmoins, les douleurs dans l'aine étant toujours présentes, je me suis faite à l'idée de devoir me faire opérer d'une arthroscopie de hanche au mois de mars...

mercredi 13 janvier 2016

6 mois post-op

6 mois post-op. J'ai rendez-vous avec mon chirurgien car les douleurs dans l'aine droite sont revenues, malgré un petit semblant d'amélioration. Elles sont parfois très douloureuses, et je ne peux de nouveau plus marcher, ni m’asseoir trop longtemps.


Le chirurgien est très embêté. Il pense que la fissure que j'ai au labrum ne s'est pas réparée. En effet, lors de l'opération, celui-ci n'avait pas jugé nécessaire de toucher au labrum car il n'était pas très abîmé.



Lors de l'examen physique, il note une douleur vive dans l'aine, en flexion, rotation interne et rotation externe de la hanche. J'ai aussi une douleur au niveau de l'insertion du muscle droit fémoral (ou antérieur), lors d'un test en extension contre résistance. Mais cette tendinopathie n'a pas de rapport avec la fissure du labrum.



Il me propose de prévoir une arthroscopie de la hanche dans deux mois. Cela me permet de me reposer et de mettre tout en oeuvre pour essayer d'aller mieux, dans l'espoir d'éviter cette opération.

L'arthroscopie consiste à introduire une petite caméra dans l'articulation pour visualiser toutes les structures (cartilage, ligaments, labrum, capsule ...). et ainsi poser un diagnostic sur les douleurs rapportées. Le chirurgien pourra, par la suite, traiter la pathologie grâce à l'introduction de petits outils dans la hanche.

L'anesthésiste m'a précisé que l'opération se ferait sous anesthésie loco-régionale (ressemblant à une péridurale), afin de mieux gérer la douleur du patient. En post-op, certaines personnes ont besoin de 10 à 30 mg de morphine. En effet, l'opération nécessite l'introduction d'une grande quantité de liquide dans l'articulation, et la cuisse du patient  est très enflée et peut être très douloureuse.

Après l'arthroscopie, le rétablissement est assez rapide : la marche est reprise dès le lendemain, à l'aide de deux béquilles, et le retour à domicile est prévu sous 24 à 48h.


En attendant, plus question de marcher, ni de rester debout, ni de faire la cuisine ou le ménage, ni même du vélo ou de la natation. Il faut que je repose ma hanche au maximum pour que le labrum cicatrise. Je vais aussi tenter de perdre du poids, au moins celui que j'ai pris après l'opération (5 kg !), dans le but de soulager mon articulation...



vendredi 1 janvier 2016

5,5 mois post-op

Depuis mon dernier post, les douleurs dans l'aine n'ont pas diminué. J'ai arrêté les séances de vélo d'appartement. Je n'ai pas vraiment mal sur le moment, mais les douleurs apparaissent après, dans la journée. Lorsque je dois sortir, je prends de nouveau une béquille pour m'aider à marcher, pour essayer de tenir plus longtemps (jamais plus d'une demi-heure).

J'ai aussi mal quand je reste assise de façon prolongée (2-3h, devant un film par exemple). Je suis obligée de me tourner de nombreuses fois, de changer de position, car mon bassin devient très inconfortable.

Bref, à bientôt 6 mois post-op, je commence à m'impatienter ! Je sais que le rétablissement est très long et que les premiers effets bénéfiques de l'opération peuvent mettre 6 mois à 1 an à apparaître, mais je souffre trop de ne pas pouvoir marcher. En ces périodes de fêtes, j'aimerais flâner dans les rues, arpenter les marchés de Noël, faire du shopping ... Ça commence à devenir assez difficile moralement. C'est pourquoi j'ai recontacté mon chirurgien en début d'année. Quand je lui ai fait part de mes douleurs persistantes, il m'a confirmé que ce n'était pas normal, et qu'il fallait que je le revoie rapidement. J'ai donc rendez-vous le 12 janvier, 6 mois après mon opération.

vendredi 18 décembre 2015

5 mois post-op

Cela fait 2 semaines que j'ai repris la natation. Je me pousse aussi à marcher régulièrement, notamment dans les magasins (ça tombe bien c'est la période de Noël), dans l'espoir de pouvoir reprendre le travail en début d'année.

Mais apparemment, ma hanche n'a pas du tout supporté ce rythme ! En effet, les douleurs dans l'aine sont revenues de façon intense et presque permanente depuis 2 semaines. 
Je ne peux même plus marcher 2 minutes sans avoir mal dans l'aine, et dans le pli fessier. J'ai aussi des douleurs quand je reste trop longtemps assise, quand je me baisse, quand je me relève ... Bref j'ai l'impression d'être revenue à la case départ, c'est vraiment déprimant !

Je me demande si c'est à cause de la natation. Comme on se sent légère dans l'eau, on fait peut-être des mouvements trop amples sans s'en rendre compte, et l'articulation travaille trop ? C'est peut-être aussi le fait de piétiner dans les magasins ? Mais dans ce cas, comment reprendre le travail vu que je vais devoir rester debout ? En attendant, la reprise ne sera pas pour janvier, à mon grand regret. Je décide donc de diminuer la natation et de reprendre plus fréquemment le vélo d'appartement qui, à part me faire mal aux genoux, avait l'air d'être assez toléré par ma hanche !

dimanche 29 novembre 2015

4,5 mois post-op

Depuis mon dernier article, j'ai repris la natation. Je n'ai pu y aller qu'une seule fois pour le moment, car j'ai attrapé un mauvais rhume qui m'a clouée au lit.
La séance s'est bien passée, je n'ai eu aucune douleur pendant la nage ou la marche dans l'eau. J'ai même pu faire aisément tous les mouvements de jambe que je n'arrive pas à faire en temps normal. Je pense que les séances de piscine sont un point clé dans la rééducation, c'est pourquoi je compte y aller environ 3 fois par semaine, comme avant l'opération.

Je peux désormais conduire plusieurs minutes sans soucis, et comme la marche dans les bois s'était bien passée, je décide d'aller faire quelques courses au supermarché. Mal m'en a pris : je n'ai pas supporté le fait de piétiner pendant plus d'une heure dans un magasin, qui plus est sur sol dur, et sans béquilles (je me tenais au caddy). J'ai eu mal dans l'aine en permanence ... Je vais donc continuer mes séances de rééducation, et retenter l'expérience dans une semaine, pour voir où j'en suis.

Enfin, je suis allée voir mon groupe préféré en concert. Celui-ci était prévu depuis plusieurs mois avant l'opération, et je comptais bien y aller pour sortir un peu de chez moi et changer d'air. Le trajet en voiture (2h30) s'est bien passé, je n'ai pas eu de douleur dans l'aine. De plus, la salle de concert est prévue pour les personnes à mobilité réduite, donc j'ai pu passer en priorité pour m'asseoir rapidement. J'avais quand même pris mes 2 béquilles au cas où, et ça m'a permis de marcher de l'hôtel jusqu'à la salle (5 min), et de tenir les quelques minutes de queue que j'ai eu à faire.
La salle de concert est pourvue de sièges en plastique dur. J'ai eu un peu mal dans le bassin à force de rester assise, alors j'ai essayé d'étendre mes jambes pour relaxer mes muscles. J'ai dû prendre 2 gélules de Lam*line.

Le lendemain, petit tour en centre-ville pour profiter des derniers jours de beau temps, de l'architecture et du marché de Noël qui venait de s'installer. Je n'avais pris qu'une béquille cette fois, pour ne pas être encombrée et pour tenter de marcher plus normalement. J'ai commencé à avoir mal au bas du dos au bout d'une demi-heure de marche, puis la douleur a diffusé dans le bassin. A la fin de la journée, j'étais vraiment rouillée et cassée. J'ai eu des courbatures terribles dans le bassin et les 2 jambes pendant plusieurs jours. Comme quoi, la récupération musculaire est vraiment très lente, il faut être très patiente et ne pas désespérer.

4 mois post-op


La saison des champignons bat son plein. La précédente balade dans les bois m'a tellement motivée que même avec la douleur, je suis prête à retenter l'expérience. Cette fois, j'ai prévu un petit tabouret pliable, au cas où j'ai besoin de me reposer en route, ainsi que le pique-nique et les amis ! 
Aussi indispensables, les "bâtons de marche nordique", ou "bâtons de randonnée". Rien de tel pour soulager les articulations des jambes lorsqu'on se promène !
Bon, j'ai aussi pris des antidouleurs pour supporter la balade (2 gélules de Lamaline et 1 comprimé d'ibuprofène). Quand je reste tranquille à la maison, j'essaye d'éviter les antidouleurs, ou bien je ne prends que du paracétamol, mais là je n'avais pas du tout envie d'avoir mal. En tout cas, cela a bien fonctionné puisque grâce à ça, et à mes bâtons de marche, j'ai pu me balader pendant 1 ou 2h sans avoir mal !

Côté exercices de rééducation, j'ai continué le vélo tous les 2 jours environ, ainsi que les exercices de "soulever de jambe en position assise". Résultat, les muscles récupèrent peu à peu, ma jambe se soulève un peu mieux, et j'arrive à conduire quelques minutes. La douleur est encore très présente, surtout à l'insertion du quadriceps (en haut de la cuisse), mais je gagne encore en autonomie donc ça fait plaisir !

Du coup, je vais enfin pouvoir me rendre à la piscine !




mardi 3 novembre 2015

3,5 mois post-op

Promenons-nous dans les bois, tant que la douleur n'y est pas ... ^^

Dimanche dernier, il faisait un temps magnifique ! 21°C pour un 1er novembre, il fallait absolument que j'en profite. Et puis j'ai besoin de tester mes capacités à tenir debout et marcher. 

Avec mon conjoint, nous sommes allés nous promener dans la garrigue. Il programme son application qui compte le temps et la distance parcourus, je prends une béquille au besoin et hop ! Nous voilà sur le sentier botanique. C'est un réel plaisir de sentir les bonnes odeurs de Provence (les pins, le romarin, le thym ...). Au bout de 200m, j'ai déjà besoin de la béquille pour m'aider à avancer, car je boîte de plus en plus. Elle m'aide aussi à crapahuter à travers les petits chemins pleins de cailloux. 
Arrivés à un point de vue splendide, en plein soleil, je m'arrête car je n'en peux plus. J'ai le bassin qui commence à se bloquer et le bas du dos douloureux. Depuis quelques temps, j'ai appris à rester raisonnable. A l'aide de mon conjoint, je m'assois sur un caillou plat pour me reposer, et le laisse aller chercher des champignons tout seul. J'ai réussi à faire 700m en 15 minutes ! Note pour la prochaine balade : prendre un siège de randonnée, car aïe aïe aïe l'assise sur le caillou ! Je me repose environ 30 min, le temps pour Monsieur de ramasser plein de chanterelles ^^ Puis nous retournons tout doucement à la voiture.

Je redoutais d'avoir mal le soir, mais non, la nuit s'est bien passée. Au final, même si je n'ai pas marché beaucoup et que j'ai eu mal, je suis vraiment ravie d'avoir pris l'air dans un si bel endroit ! J'ai le moral à 100% (et les chanterelles à la crème y sont aussi pour beaucoup mdr).

Concernant la conduite, j'ai réessayé il y a quelques jours, mais je n'arrive toujours pas à lever la jambe ! Du coup, en plus des 30 min de vélo par jour, et en attendant l'avis du chirurgien concernant la rééducation, j'ai pris l'initiative de faire des exercices pour mon quadriceps. Assise, je contracte mon muscle plusieurs fois, comme si je voulais relever ma jambe. Pour l'instant, je le fais 3 ou 4 fois de suite, car après la douleur est trop intense. Je le fais plusieurs fois dans la journée, et on verra bien si cela évolue dans le bon sens...

mardi 13 octobre 2015

3 mois post-op

Nous sommes à 3 mois post-op. Il y a 2 semaines, j'ai reçu mon vélo d'appartement. Je vais enfin pouvoir commencer la rééducation ! J'ai pris le modèle "semi-allongé", avec un siège au lieu d'une selle, afin d'éviter les douleurs lombaires. J'essaye d'en faire 30 minutes tous les 2 jours. 
Pédaler n'est pas douloureux pour ma hanche. Bien-sûr, il ne faut pas mettre trop de résistance au niveau de la roue, et il faut que le mouvement soit très fluide. La rééducation a pour but de remuscler la hanche et ainsi permettre une diminution des douleurs musculaires et une amélioration du boitement.
Malgré mes espoirs, il n'y a pas eu d'évolution de mon état depuis 2 semaines. Je décide donc de changer mon rythme de rééducation, et de faire 15 minutes de vélo tous les jours, pour que ce soit plus régulier.

Il y a quelques jours, je suis allée visiter une maison. Je n'y suis allée qu'avec une seule béquille, pensant que j'en serais capable. Pendant la première demi-heure, tout s'est bien passé. Mais à force de rester debout, la douleur a commencé à s'intensifier, et j'ai bien senti que je ne pourrais pas tenir plus longtemps. Le soir-même, une douleur très intense s'est réveillée dans ma hanche opérée, tellement forte que j'ai du reprendre de la codéine ! Résultat : une bonne nuit blanche, et l'assurance que je ne visiterai plus de maison avant plusieurs semaines !

A 3 mois post-op, c'est aussi le moment du rendez-vous avec le généraliste, car mon arrêt de travail prend fin. Durant ce dernier mois, contrairement aux deux premiers mois post-op, il n'y a pas eu d'évolution notable de mon état. 
D'une part, je ne peux pas rester longtemps debout sans mes béquilles. Avec les béquilles, je ne tiens pas plus d'une demi-heure. Lorsque je marche (par exemple, lorsque j'ai voulu aller faire quelques courses au supermarché), j'ai toujours une douleur lancinante dans l'aine, avec ou sans appui de la jambe. 
D'autre part, je ne peux toujours pas conduire. J'ai fait le test : il est très facile d'appuyer sur la pédale d'accélération. Par contre, je suis incapable de relever la jambe pour décélérer. La douleur est très intense dans la cuisse, au niveau des quadriceps.  

Le médecin prolonge mon repos de 2 mois. Le moral, qui était à bloc les deux premiers mois, commence à vaciller légèrement. Cela fait 1 an que je ne peux plus marcher, et le ras-le-bol commence à s'installer. Avoir mal en permanence au même endroit, c'est fatiguant physiquement et moralement. 

A 3 mois post-op, je mise tout sur la rééducation qui, je l'espère, m'aidera progressivement à récupérer ma mobilité et mon autonomie.

samedi 26 septembre 2015

J+75

Deux mois et demi sont passés depuis l'opération. Chez moi, je n'utilise presque plus les béquilles ! Je ne fais que des petits déplacements, et je n'en ressens donc pas le besoin. Par contre, quand j'essaye de faire un peu de ménage, je me fatigue très rapidement et les douleurs reviennent très vite. Mon maximum est de 15 minutes pour le moment (histoire de passer le balai et nettoyer la cuisine).

Récemment, je suis allée me promener en centre-ville avec mon conjoint, à l'occasion du concert d'un fameux guitariste international. Marcher avec les deux béquilles est assez facile. Cela tire un peu dans l'aine mais c'est supportable.
Puis nous avons passé le week-end chez mes grands-parents, à 1h de route de chez moi. Comme je ne peux toujours pas conduire, c'est mon conjoint qui a fait le trajet. 
Le samedi, je suis allée à un anniversaire et je suis restée assise toute l'après-midi. Le dimanche, comme il faisait très beau, je me suis un peu baladée dans le jardin, toujours à l'aide de deux béquilles. Tout allait bien, donc j'en ai bien profité ! 

Malheureusement, le lendemain, gros coup de fatigue et douleurs dans la hanche droite. C'est le contre-coup de ce week-end. Les douleurs ont duré 2-3 jours, puis ont diminué.
Je vais devoir encore attendre un peu avant de retenter un week-end comme celui-là.

vendredi 11 septembre 2015

J+60

Cela fait une dizaine de jours que j'ai vu le chirurgien. J'avais prévu d'aller voir de la famille mais finalement je suis restée chez moi car l'aller-retour sur Paris m'a beaucoup fatiguée. Mais depuis quelques jours, les douleurs dues au voyage et au fait de reposer le pied par terre se sont atténuées. Je laisse facilement une béquille de côté lorsque je suis chez moi, et je fais même quelques pas sans béquille (pratique pour cuisiner !). Pour l'instant, je boîte énormément, mais cela devrait aller de mieux en mieux avec la récupération musculaire.

Quand je commence à avoir mal, j'ai toujours mon fauteuil roulant pas loin, ce qui me permet de continuer ce que j'étais en train de faire, sans devoir marcher. Je l'utilise aussi pour m’asseoir de façon confortable, car les chaises dures et sans accoudoirs sont encore trop inconfortables pour moi.

On me demande régulièrement si les douleurs que j'ai maintenant sont moins douloureuses que celles d'avant l'opération. Et bien non, pour l'instant, les douleurs post-op sont encore bien présentes, et il est encore trop tôt pour me prononcer sur une éventuelle amélioration de mon état. Il faut savoir être très patient !

vendredi 4 septembre 2015

Foire aux Questions lors de la consultation post-op

Questions en rapport avec l'opération


  • Sur le compte-rendu opératoire, il est noté qu'en plus de l'ostéotomie du bassin, le chirurgien a pratiqué un "sillon" au niveau du col du fémur, à quoi ça sert ?
Le chirurgien retire le surplus d'os,
responsable du conflit de hanche.

Cela sert à corriger le conflit fémoro-acétabulaire, malformation de la tête fémorale, qui n'est pas assez sphérique. C'est un effet secondaire fréquent chez les patients atteints de dysplasie de hanche.

  • Sur le compte-rendu opératoire, il est noté que le chirurgien a préféré de ne pas toucher au labrum, car il n'est que légèrement fissuré, et se réparera tout seul. Il faut combien de temps pour que le labrum se répare ?
Le labrum s'était fissuré car le fémur venait taper dessus et il n'y avait pas d'os pour le soutenir. Maintenant, grâce à l'opération, il y a de l'os derrière le labrum, donc il subit beaucoup moins de contraintes. La labrum va pouvoir se réparer en 3 mois environ.

Questions en rapport avec les douleurs post-op

    • L’œdème (douleur + gonflement) autour de la hanche opérée est toujours présent, est-ce normal ? 
    Oui, cela met du temps à se résorber.

    • J'ai une insensibilité du côté externe de la cuisse droite, avec parfois une vive sensation d'électricité en un point précis, à quoi est-ce dû ?
    Lors de l'opération, le chirurgien a sûrement dû sectionner un nerf. Il faut attendre plusieurs mois avant que la sensibilité ne revienne.

    • J'ai aussi des douleurs dans le haut de la fesse droite, quand je suis longtemps assise, et quand je plie trop la jambe, est-ce normal ?
    Oui, il faut attendre plusieurs mois avant que ces douleurs ne disparaissent.

    Questions en rapport avec la hanche gauche

      • Concernant ma hanche gauche, je n'ai pas de douleurs à la marche (comme la hanche droite) mais j'ai très mal lorsque je la plie au maximum, et je sens un ressaut quand je franchis les escaliers (ligaments qui frottent contre l'os). Quelles sont les mesures de prévention pour éviter d'opérer cette hanche ? Vaudrait-il mieux l'opérer avant d'avoir trop mal ?
      De l'avis du chirurgien, pour l'instant on ne fait rien. On a mis la hanche gauche à rude épreuve après l'opération, donc c'est normal qu'elle souffre. C'est elle qui a supporté le poids du corps pendant 50 jours. Maintenant que je peux ré-appuyer sur la jambe droite, ça devrait aller mieux progressivement. On va attendre que la hanche droite soit totalement rétablie, puis on verra s'il faut prendre en charge la gauche.

      Questions sur l'avenir

        • La modification du bassin peut-elle entraîner un déséquilibre du bassin et donc des troubles de la marche ? Faut-il porter des semelles orthopédiques ?
        A priori non, il n'y aura pas de déséquilibre, car selon lui, la hanche gauche est moins touchée que la droite.

        • Y a-t-il des risques pour le bassin en cas de grossesse ?
        Une fois que le bassin est bien consolidé (environ 3-4 mois) il n'y a pas de risque de douleurs. L'opération ne touche en aucun cas la sphère génitale, donc il n'y a pas de soucis à avoir.

        • J'ai lu que l'ostéotomie périacétabulaire préservait la hanche pendant une vingtaine d'année, mais que l'arthrose et la prothèse étaient tout de même inévitables. Quelles sont les précautions à prendre pour repousser au maximum l'échéance ?
        Tout d'abord, le chirurgien me dit que grâce à l'opération, il est possible d'éviter la prothèse. Ce serait une bonne nouvelle si cela pouvait être mon cas ! Par contre, ce qui arrive parfois au bout de plusieurs années, c'est qu'une des vis irrite un tendon. Dans ce cas, il faut opérer pour l'enlever.

        Concernant les précautions à prendre, le chirurgien n'interdit aucune pratique sportive, à part les sports violents, avec sauts, coups de pieds, etc. Il n'interdit pas non plus le travail debout, mais il me signale que chaque patient est différent, et qu'il faut voir au cas par cas.





        jeudi 3 septembre 2015

        J+50 : Consultation post-op chez le chirurgien

        Nous y sommes ! Un mois et demi est passé depuis l'opération de la hanche, et il est temps de rencontrer le chirurgien pour ma visite de contrôle. Voici le résumé de mon petit périple dans la capitale ...

        4h30 : levée aux aurores pour prendre le TGV jusqu'à Paris (3h de trajet). J'ai réservé une place en première classe car les sièges sont plus confortables pour le bassin, et il y a plus d'espace pour étirer la jambe. Mon conjoint m'accompagne pour m'aider, car je marche avec des cannes anglaises et il est difficile de porter le sac à main et les radios, prendre le bus, sortir les papiers sans faire tomber les béquilles, etc ...
        Le trajet se passe bien côté douleurs. Ce n'est pas très agréable mais largement faisable (il y a toujours un moment où ça tiraille, mais ce n'est pas pire qu'à la maison).

        Une fois en gare de Lyon, le plus dur a été de marcher jusqu'à l'arrêt de bus, car la gare est immense, et il suffit que notre wagon soit au bout de la voie pour que le trajet soit interminable. Mais comme j'avais prévu d'arriver bien en avance au RDV, j'ai pris mon temps, m'arrêtant régulièrement pour soulager tantôt mon poignet, tantôt ma jambe, jusqu'à arriver à l'arrêt de bus. La clinique est à 10 minutes de la gare, donc le trajet en bus se passe bien, notamment car il y avait des places assises. 

        Arrivée à la clinique, je dois au préalable faire des radiographies du bassin (face et profil). Tout se passe bien, à part qu'ils ont voulu me faire deux fois les radios (erreur d’organisation de la part du personnel) !

        Une heure plus tard, je rencontre le chirurgien. En voyant mes radios, il me dit qu'il est très content du résultat, que l'os a bien commencé à se ressouder. Par conséquent, j'ai de nouveau le droit de réappuyer sur ma jambe droite. 
        Il me fait faire le test. Je marche avec mes cannes anglaises, en posant le pied droit. Impeccable. Maintenant, il me demande d'essayer avec une seule béquille. C'est beaucoup plus difficile, la jambe opérée n'a pas un mouvement normal, le bassin est totalement tordu, j'ai l'impression d'être un canard boîteux ! Mais j'avance ! Par contre, lorsqu'il me demande de marcher sans rien, alors là je n'avance plus lol !! C'est vraiment trop douloureux, et la jambe se dérobe (d'autant plus que les muscles ont fondu).

        Son conseil, c'est de commencer au début par s'aider des 2 cannes anglaises. Puis, quand j'aurais moins mal, je pourrais passer à une seule (notamment quand je suis à la maison et que j'ai très peu de pas à faire). Ensuite, je pourrais aussi prendre la béquille à l'envers, "à la manière d'une canne de marche" (comme les personnes âgées). Par contre, à la moindre douleur dans le bassin, je dois reprendre les 2 cannes pour marcher. Il ne faut pas que je force, tout doit se faire en douceur. En effet, le bassin n'est pas encore tout à fait solide, il sera totalement consolidé d'ici 3 mois.

        En complément, il me conseille de faire du vélo d'appartement (le vélo en extérieur entraîne le risque de chute et est donc déconseillé), et même de la piscine si c'est possible. Je vais donc profiter des séances qu'il me reste chez mon kiné,  mais il va falloir attendre que je puisse reconduire, et le chirurgien me dit d'attendre encore un peu ...

        Au final, il examine ma cicatrice, et me dit qu'elle est encore bien rouge, et que plus tard elle ne se verra quasiment plus ! Je suis ravie, car je la trouve déjà jolie. Ensuite, je m'allonge sur la table d'observation. Il me manipule la jambe droite (rotations interne et externe, la hanche est bien mobile), mais je n'arrive pas à lever la jambe sans plier le genou. Il me dit que c'est normal, il faut que l'articulation se remuscle. Quand je suis debout, le levé de jambe est très douloureux aussi, mais c'est normal, on ne récupère que tardivement ce mouvement.

        Puis, le chirurgien répond à la liste de toutes les questions que je voulais lui poser (Voir article "Foire aux Questions lors de la consultation post-op"). Je devrais ensuite le revoir dans 3-4 mois pour faire un bilan.

        Le retour fut assez difficile. Le TGV était à l'autre bout de la gare, et notre wagon était en queue de train ! Le soir, j'ai mal partout (des pieds à la tête ^^). Je vais avoir des courbatures pendant plusieurs jours, ce trajet m'a complètement cassée, mais le moral est bien là après toutes ces bonnes nouvelles !