Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]
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vendredi 4 septembre 2015

Foire aux Questions lors de la consultation post-op

Questions en rapport avec l'opération


  • Sur le compte-rendu opératoire, il est noté qu'en plus de l'ostéotomie du bassin, le chirurgien a pratiqué un "sillon" au niveau du col du fémur, à quoi ça sert ?
Le chirurgien retire le surplus d'os,
responsable du conflit de hanche.

Cela sert à corriger le conflit fémoro-acétabulaire, malformation de la tête fémorale, qui n'est pas assez sphérique. C'est un effet secondaire fréquent chez les patients atteints de dysplasie de hanche.

  • Sur le compte-rendu opératoire, il est noté que le chirurgien a préféré de ne pas toucher au labrum, car il n'est que légèrement fissuré, et se réparera tout seul. Il faut combien de temps pour que le labrum se répare ?
Le labrum s'était fissuré car le fémur venait taper dessus et il n'y avait pas d'os pour le soutenir. Maintenant, grâce à l'opération, il y a de l'os derrière le labrum, donc il subit beaucoup moins de contraintes. La labrum va pouvoir se réparer en 3 mois environ.

Questions en rapport avec les douleurs post-op

    • L’œdème (douleur + gonflement) autour de la hanche opérée est toujours présent, est-ce normal ? 
    Oui, cela met du temps à se résorber.

    • J'ai une insensibilité du côté externe de la cuisse droite, avec parfois une vive sensation d'électricité en un point précis, à quoi est-ce dû ?
    Lors de l'opération, le chirurgien a sûrement dû sectionner un nerf. Il faut attendre plusieurs mois avant que la sensibilité ne revienne.

    • J'ai aussi des douleurs dans le haut de la fesse droite, quand je suis longtemps assise, et quand je plie trop la jambe, est-ce normal ?
    Oui, il faut attendre plusieurs mois avant que ces douleurs ne disparaissent.

    Questions en rapport avec la hanche gauche

      • Concernant ma hanche gauche, je n'ai pas de douleurs à la marche (comme la hanche droite) mais j'ai très mal lorsque je la plie au maximum, et je sens un ressaut quand je franchis les escaliers (ligaments qui frottent contre l'os). Quelles sont les mesures de prévention pour éviter d'opérer cette hanche ? Vaudrait-il mieux l'opérer avant d'avoir trop mal ?
      De l'avis du chirurgien, pour l'instant on ne fait rien. On a mis la hanche gauche à rude épreuve après l'opération, donc c'est normal qu'elle souffre. C'est elle qui a supporté le poids du corps pendant 50 jours. Maintenant que je peux ré-appuyer sur la jambe droite, ça devrait aller mieux progressivement. On va attendre que la hanche droite soit totalement rétablie, puis on verra s'il faut prendre en charge la gauche.

      Questions sur l'avenir

        • La modification du bassin peut-elle entraîner un déséquilibre du bassin et donc des troubles de la marche ? Faut-il porter des semelles orthopédiques ?
        A priori non, il n'y aura pas de déséquilibre, car selon lui, la hanche gauche est moins touchée que la droite.

        • Y a-t-il des risques pour le bassin en cas de grossesse ?
        Une fois que le bassin est bien consolidé (environ 3-4 mois) il n'y a pas de risque de douleurs. L'opération ne touche en aucun cas la sphère génitale, donc il n'y a pas de soucis à avoir.

        • J'ai lu que l'ostéotomie périacétabulaire préservait la hanche pendant une vingtaine d'année, mais que l'arthrose et la prothèse étaient tout de même inévitables. Quelles sont les précautions à prendre pour repousser au maximum l'échéance ?
        Tout d'abord, le chirurgien me dit que grâce à l'opération, il est possible d'éviter la prothèse. Ce serait une bonne nouvelle si cela pouvait être mon cas ! Par contre, ce qui arrive parfois au bout de plusieurs années, c'est qu'une des vis irrite un tendon. Dans ce cas, il faut opérer pour l'enlever.

        Concernant les précautions à prendre, le chirurgien n'interdit aucune pratique sportive, à part les sports violents, avec sauts, coups de pieds, etc. Il n'interdit pas non plus le travail debout, mais il me signale que chaque patient est différent, et qu'il faut voir au cas par cas.





        jeudi 3 septembre 2015

        J+50 : Consultation post-op chez le chirurgien

        Nous y sommes ! Un mois et demi est passé depuis l'opération de la hanche, et il est temps de rencontrer le chirurgien pour ma visite de contrôle. Voici le résumé de mon petit périple dans la capitale ...

        4h30 : levée aux aurores pour prendre le TGV jusqu'à Paris (3h de trajet). J'ai réservé une place en première classe car les sièges sont plus confortables pour le bassin, et il y a plus d'espace pour étirer la jambe. Mon conjoint m'accompagne pour m'aider, car je marche avec des cannes anglaises et il est difficile de porter le sac à main et les radios, prendre le bus, sortir les papiers sans faire tomber les béquilles, etc ...
        Le trajet se passe bien côté douleurs. Ce n'est pas très agréable mais largement faisable (il y a toujours un moment où ça tiraille, mais ce n'est pas pire qu'à la maison).

        Une fois en gare de Lyon, le plus dur a été de marcher jusqu'à l'arrêt de bus, car la gare est immense, et il suffit que notre wagon soit au bout de la voie pour que le trajet soit interminable. Mais comme j'avais prévu d'arriver bien en avance au RDV, j'ai pris mon temps, m'arrêtant régulièrement pour soulager tantôt mon poignet, tantôt ma jambe, jusqu'à arriver à l'arrêt de bus. La clinique est à 10 minutes de la gare, donc le trajet en bus se passe bien, notamment car il y avait des places assises. 

        Arrivée à la clinique, je dois au préalable faire des radiographies du bassin (face et profil). Tout se passe bien, à part qu'ils ont voulu me faire deux fois les radios (erreur d’organisation de la part du personnel) !

        Une heure plus tard, je rencontre le chirurgien. En voyant mes radios, il me dit qu'il est très content du résultat, que l'os a bien commencé à se ressouder. Par conséquent, j'ai de nouveau le droit de réappuyer sur ma jambe droite. 
        Il me fait faire le test. Je marche avec mes cannes anglaises, en posant le pied droit. Impeccable. Maintenant, il me demande d'essayer avec une seule béquille. C'est beaucoup plus difficile, la jambe opérée n'a pas un mouvement normal, le bassin est totalement tordu, j'ai l'impression d'être un canard boîteux ! Mais j'avance ! Par contre, lorsqu'il me demande de marcher sans rien, alors là je n'avance plus lol !! C'est vraiment trop douloureux, et la jambe se dérobe (d'autant plus que les muscles ont fondu).

        Son conseil, c'est de commencer au début par s'aider des 2 cannes anglaises. Puis, quand j'aurais moins mal, je pourrais passer à une seule (notamment quand je suis à la maison et que j'ai très peu de pas à faire). Ensuite, je pourrais aussi prendre la béquille à l'envers, "à la manière d'une canne de marche" (comme les personnes âgées). Par contre, à la moindre douleur dans le bassin, je dois reprendre les 2 cannes pour marcher. Il ne faut pas que je force, tout doit se faire en douceur. En effet, le bassin n'est pas encore tout à fait solide, il sera totalement consolidé d'ici 3 mois.

        En complément, il me conseille de faire du vélo d'appartement (le vélo en extérieur entraîne le risque de chute et est donc déconseillé), et même de la piscine si c'est possible. Je vais donc profiter des séances qu'il me reste chez mon kiné,  mais il va falloir attendre que je puisse reconduire, et le chirurgien me dit d'attendre encore un peu ...

        Au final, il examine ma cicatrice, et me dit qu'elle est encore bien rouge, et que plus tard elle ne se verra quasiment plus ! Je suis ravie, car je la trouve déjà jolie. Ensuite, je m'allonge sur la table d'observation. Il me manipule la jambe droite (rotations interne et externe, la hanche est bien mobile), mais je n'arrive pas à lever la jambe sans plier le genou. Il me dit que c'est normal, il faut que l'articulation se remuscle. Quand je suis debout, le levé de jambe est très douloureux aussi, mais c'est normal, on ne récupère que tardivement ce mouvement.

        Puis, le chirurgien répond à la liste de toutes les questions que je voulais lui poser (Voir article "Foire aux Questions lors de la consultation post-op"). Je devrais ensuite le revoir dans 3-4 mois pour faire un bilan.

        Le retour fut assez difficile. Le TGV était à l'autre bout de la gare, et notre wagon était en queue de train ! Le soir, j'ai mal partout (des pieds à la tête ^^). Je vais avoir des courbatures pendant plusieurs jours, ce trajet m'a complètement cassée, mais le moral est bien là après toutes ces bonnes nouvelles !






        mardi 25 août 2015

        Evolution de la cicatrice [mise à jour régulière]

        Les photos sont prises avec un téléphone portable, donc la qualité n'est pas excellente, mais ça donne une idée de la cicatrisation au fil du temps ...

        J+26
        J+28

        J+32

        J+43

        J+53

        J+63
        J+70

        J+80

        J+40

        La petite virée du week-end dernier m'a donné envie de me balader un peu plus ! Ça tombe bien, mes beaux-parents sont venus pour le week-end, c'est l'occasion de leur faire visiter un peu la région. Il y a un restaurant qu'on veut leur faire découvrir à Cavaillon, donc je me renseigne sur Internet voir s'il y a des balades accessibles aux personnes à mobilité réduite dans le coin. Comme d'habitude, pas facile de trouver un endroit adapté ... Je trouve néanmoins un petit circuit en bas de la colline Saint-Jacques.
        Les 45 minutes d'autoroute se sont bien passées. Cette fois, on a pris le cross-over de mes beaux-parents, car il fallait faire rentrer 4 personnes + le fauteuil roulant. Le véhicule étant plus haut, j'ai eu plus de mal à lever ma jambe droite pour entrer à l'intérieur.


        Arrivés à destination, nous ne trouvons pas le circuit prévu. Encore une fois, c'est très mal indiqué, et nous nous retrouvons tout en haut de la colline. La vue est très belle, donc je débarque (c'est vraiment le mot !) avec mon chariot, et mon homme me pousse jusqu'en haut de la falaise ... pour que je puisse photographier ! (un de mes passe-temps favoris). Je ne peux pas aller plus loin car le chemin devient assez raide, donc nous décidons de rebrousser chemin pour tenter de trouver ce fameux circuit.


        Et là, miracle, mes yeux tombent sur l'entrée du parc ! Cette fois, c'est vraiment prévu pour les handicapés, car il y a une place de stationnement prévue pour, ainsi que des trottoirs adaptés. La petite balade est très jolie, bordées d'arbres et de falaises. Il y a un parcours de santé, des endroits prévus pour l'escalade, des bancs, des aires de pique-nique ... Le fauteuil roule bien, je suis à l'aise, je n'ai aucune douleur.



        Malheureusement, nous ne faisons qu'un petit tour, car il est temps d'aller manger ! Petit problème, le parking devant le restaurant est complet, et la place handicapée est prise. On comprend rapidement les difficultés d'une personne handicapée en plein centre-ville. Une place se libère enfin, mais je dois descendre avant car il me faut de la place. Au départ, j'avais prévu d'aller au resto en fauteuil roulant, mais vu les problèmes de parking (et aussi par fierté), je me suis sentie capable d'y aller en béquilles. Il y a des chaises assez confortables, avec des accoudoirs, donc je suis somme toute assez bien assise. Au pire, quelqu'un ira me chercher le fauteuil dans la voiture.

        Le repas se passe très bien, mes bras posés sur les accoudoirs permettent de soulager mon bassin. Encore une victoire ! 



        Seul petit bémol technique lors de ces balades : impossible d'aller aux WC ! En effet, comme je suis obligée de poser mes mains sur la cuvette pour m’asseoir et me lever, je ne préfère pas utiliser les toilettes publics ou ceux d'un restaurant , aussi propres soient-ils !!!

        dimanche 16 août 2015

        J+30 : petite balade en voiture


        Ce week-end, j'ai très envie de sortir prendre l'air ! Il fait beau, c'est l'occasion d'aller se balader au bord du Rhône. J'ai pris quelques renseignements sur Internet, apparemment il y a un sentier écologique pas loin de chez moi, accessible aux personnes handicapées.
        Fauteuil roulant dans le coffre, goûter dans le sac et appareil photo à la main, nous sommes prêts !
        J'arrive facilement à m'installer à l'avant de la voiture, si on m'aide un peu à soulever ma jambe droite. L'assise est assez confortable, et je n'ai pas mal.

        Après quelques difficultés à trouver le lieu de promenade, nous arrivons enfin au parking. Petit problème, celui-ci est un peu en contre-bas de la route, et pas goudronné. Monsieur joue donc des bras pour pousser le fauteuil jusqu'à la route bien lisse. Mais à l'entrée du sentier écologique, rien n'est indiqué ! Nous roulons un peu au hasard pour tenter de trouver un chemin adapté aux fauteuils, mais il n'y a que de la terre et des cailloux ! C'est super pour faire du vélo, mais c'est dur de pousser un fauteuil sur ce sol bancal. En tout cas, le mien n'est pas tout-terrain, et l'on peine à avancer sur ce chemin caillouteux. On essaye tout de même d'avancer un peu ...

        L'endroit est tranquille et joli. On voit le Rhône, on est dans la nature, sous les arbres, il y a beaucoup d'ombre, ... Malheureusement, nous faisons attaquer par une nuée de moustiques ! 
        De plus, les secousses commencent à me faire mal dans la hanche, surtout quand le fauteuil est arrêté net par un gros caillou ! Nous décidons de rebrousser chemin, et de nous balader plutôt en voiture ...


        Château de Clary


        Sur le chemin du retour, nous apercevons un château au loin, et nous décidons d'aller voir de plus près.



        En tout cas, les balades, c'est quand même plus simple quand on est en voiture ;-) La bonne nouvelle, c'est que je supporte bien le trajet ! Il est vrai que je prends toujours les médicaments antidouleurs, et que parfois ça tire un peu dans l'aine, mais c'est largement supportable. Cela dépend peut-être aussi de la voiture. Au final, c'est le moral qui est remonté à bloc ! Vivement la prochaine virée.






        vendredi 14 août 2015

        1 mois post-op !

        Petit bilan un mois après l'opération

        Le mot qui me vient de suite à l'esprit un mois après l'opération, c'est autonomie ! Alors oui j'ai encore mal à la hanche, oui je ne peux toujours pas marcher sans béquille, et je me déplace en fauteuil roulant... Mais je suis capable de me doucher seule et de franchir les escaliers (depuis 2 semaines), j'arrive à me laver les doigts de pied seule, et me les sécher (ça tire, mais c'est faisable), et depuis une semaine, je suis capable de mettre mes bas de contention sans aide (bon là j'avoue que c'est assez douloureux à chaque fois, car je me plie beaucoup) et de me faire à manger. Cette autonomie, je suis bien contente de l'avoir acquise, car premièrement je n'avais plus trop le choix (ma mère et mon conjoint ne sont plus en vacances pour m'aider), et deuxièmement, ça motive, c'est bon pour le moral !

        Car du côté des douleurs, c'est mitigé. Le point positif, c'est que je n'ai presque plus de "douleurs post-opératoires" dans la jambe. L’œdème au niveau de la cuisse s'est bien résorbé, même s'il est toujours là, les muscles sont beaucoup moins endoloris (merci l'eau chaude), ma jambe est plus mobile, je n'ai plus mal lorsque je ne bouge pas.
        Par contre, j'ai toujours de fortes douleurs dans la hanche lorsque je mobilise mon bassin, et notamment lorsque  je m’assois. Le quadriceps est encore douloureux (je ne peux pas relever ma jambe sans m'aider de mes bras), mais apparemment c'est normal, c'est le muscle qui récupère le moins vite.

        La nuit, j'arrive à dormir sur le côté gauche (c'est un vrai plaisir pour moi qui n'aime pas dormir sur le dos), et du coup mon coccyx se porte mieux. Le soucis, c'est quand je veux bouger et me remettre sur le dos, ça me fait très mal, et je me réveille toutes les nuits (alors qu'avant je dormais d'une traite). C'est dû au fait que je n'ai plus le dossier relevé lorsque je suis sur le dos. Je sens que ça tire sur la hanche et le bassin.

        Dans tous les cas, dans deux semaines je revois le chirurgien, donc je ne m'inquiète pas pour le moment. Il m'a prévenu qu'il fallait du temps avant d'avoir des résultats positifs, donc je patiente, en espérant voir une évolution d'ici peu !

        mardi 28 juillet 2015

        J+15 : Montée des escaliers

        La montée se fait en 3 temps :

        1- Prendre appui sur les cannes anglaises et avancer la jambe saine sur la marche suivante.
        2- Placer les béquilles à côté de la jambe saine.
        3- Ramener la jambe opérée à côté de la jambe saine.




        J+15 : Première descente des escaliers !

        La descente se fait en 3 temps :

        1- Placer les cannes anglaises sur la marche qui suit.
        2- Avancer la jambe opérée.
        3- Prendre appui sur les cannes anglaises et ramener la jambe saine à côté de la jambe opérée.




        Grâce l'utilisation de cannes anglaises, il n'y a aucun appui sur la jambe opérée (l'effleurement est autorisé et même conseillé).

        J+15 : Aspect de la cicatrice

        Aujourd'hui est une grande étape puisque je vais enfin voir à quoi ressemble ma cicatrice ! 


        En effet, pour l'instant, je ne vois qu'une bonne couche de strips sous le pansement. Les strips, qui permettent de maintenir la suture, peuvent être enlevés 15 jours après l'opération.



        Et là, surprise, c'est une cicatrice esthétique de 9 cm ! La suture est un surjet simple. Le fil est sous la peau, il resserre proprement les bords de la cicatrice et il n'y a que deux points à chaque extrémité.


        Pour l'instant, la cicatrice est légèrement en relief, mais elle va s'aplanir et se lisser au cours des mois qui suivent, et jusqu'à deux ans après l'opération.
        La couleur jaune est due à la B*tadine, le désinfectant utilisé pour les soins. Autour de la cicatrice, la peau est rouge et irritée à cause du pansement imperméable (très adhésif), mais la rougeur disparaît au bout de quelques minutes. 

        L'infirmière me dit que je n'ai plus besoin de pansements car la plaie est bien cicatrisée, mais par prudence je préfère encore en mettre pour protéger des éventuelles "agressions extérieures" (frottements dus à l'élastique des sous-vêtements, eau, maladresse, ...).

        Elle me conseille d'appliquer régulièrement un gel de silicone (type D*rmatix) pour améliorer l'aspect de la cicatrice. Je pourrais commencer à l'utiliser quand il n'y aura plus du tout de croûte.

        lundi 27 juillet 2015

        Radiographies Avant / Après


        Radiographies d'une Ostéotomie Péri-acétabulaire


        Bassin de face
              Avant                                             Après

        Hanche droite de profil 
              Avant                                             Après

        jeudi 23 juillet 2015

        J+10

        Aujourd'hui est une très bonne journée, remplie de bonnes surprises.

        Tout d'abord, on reçoit ENFIN le climatiseur !
        Il fait beaucoup de bruit mais la fraîcheur est là !
        Du coup, je supporte beaucoup mieux le fait d'être dans ma chambre toute la journée.





        Ensuite, mon beau-père vient nous rendre visite, et en profite pour nous ramener nos chats <3






        Puis, je reçois un colis de la part de ma grand-mère. Ce sont des canistrelli traditionnels corses.




        Enfin, je reçois aussi un colis de la part de mes amies, avec plein de petites attentions pour ma convalescence, et notamment des magazines, de la lecture, des coloriages et un super shampoing qui sent merveilleusement bon <3.








        mardi 21 juillet 2015

        J+8

        Petit accident ce matin, à 7h. Quand je me suis levée, ma béquille droite a glissé et je me suis rattrapée sur la jambe droite. Cela m'a provoqué une douleur très importante, j'espère que je n'aurais rien d'autre ...

        lundi 20 juillet 2015

        J+7

        Premier jour à la maison !
        Ça fait plaisir de manger des bons repas (préparés avec amour ^^), et des FRUITS !
        Ce premier jour est réservé aux courses. En premier, la pharmacie. Il faut acheter les médicaments et les nécessaires à pansements.
        La nuit a été particulièrement difficile à cause de la chaleur. Aujourd'hui, mon conjoint va aller acheter une climatisation, car le ventilateur ne suffit pas. Sauf que tous les magasins sont en rupture de stock, même sur internet ! A force de chercher, nous en trouvons un sur le site internet de C*nfor*ma. Livraison dans 2 jours ! En attendant, ventilateur et brumisateur ...


        dimanche 19 juillet 2015

        J+6 : jour de sortie

        Ce matin, je n'ai plus de fièvre. L'infirmière me donne l'autorisation de sortir. Je n'ai revu ni le médecin de garde, ni l'anesthésiste qui était censé contrôlé que tout aille bien. Le laboratoire m'a fait une prise de sang, pour contrôler une éventuelle inflammation. 
        A cause de l'opération et de la codéine, j'ai des problèmes de constipation. L'infirmière me dit qu'à force de me mettre debout, et surtout quand je reviendrai à une alimentation plus équilibrée qu'à la clinique (!), le transit s'améliorera. Les douleurs de ventre s'ajoutent aux douleurs de hanche, ce n'est vraiment pas agréable. 
        Avant de partir à la gare par ambulance, la kinésithérapeute me refait monter et descendre quelques marches, pour m'entraîner à monter dans le train. Puis je m'allonge sur le brancard et les ambulanciers m'accompagnent dans l'ambulance. Après quelques formalités (erreur de destination, erreur de papiers....), direction la gare. Le train part dans 50 minutes. 
        A la gare, les ambulanciers m'installent dans le fauteuil roulant que j'avais loué pour l'occasion. Je ne sais pas comment font les autres patients dans mon cas, mais ce fauteuil a vraiment été indispensable, vu que je ne fais pas plus de 5 pas en béquilles ! A la gare, quelques petits couacs. Déjà, le train est annoncé hall 3, voie D. Impossible d'accéder à cette voie par ascenseur, les ambulanciers tentent alors de faire tout le tour de la gare pour y accéder (je comprends les difficultés quotidiennes d'une personne en fauteuil roulant !). On doit passer par le hall 2, puis le hall 1. Arrivés au hall 1, le train est en fait annoncé hall 1 !? Nous n'avons pas le temps de retourner hall 3 pour vérifier. Heureusement, le train est bien là, et je peux m'installer dans le train. Nous avons réservé une place handicapée et une place accompagnant. Avant d'entrer dans le wagon, il y a 3 marches à franchir. Elles sont hautes mais j'y arrive. Par contre, les billets pour mon conjoint et moi précisent que nous avons les places 11 et 13, sauf que la numérotation commence à 20 ! Pendant que nous cherchons, les gens me bousculent, les personnes handicapées elles s'en foutent royalement, pourvu qu'ils puissent s'asseoir rapidement !! Bref. Au final, nous voyons un emplacement pour un fauteuil roulant, et une place non numérotée à côté. Nous vérifions auprès du contrôleur, ce sont bien les places qui nous sont réservées. C'est bon à savoir ! Je tente de m'asseoir dans le fauteuil, et comme j'y suis bien installée (il y a de la place pour les jambes), j'y reste. Par chance, la rame n'est pas pleine, et mon conjoint trouve une autre place pour s'installer.
        Le trajet de 3h45 se passe bien. Comme il fait chaud et que la climatisation est faible, je m'endors durant tout le trajet.
        A l'arrivée, nous avons réservé le service "Accès Plus" de la SNCF, qui permet d'aider les personnes à mobilité réduite lors de leur voyage en train. Deux agents SNCF m'attendent à la sortie du train, avec une plate-forme au cas où je ne puisse pas me lever. Mais j'arrive à descendre les marches du wagon. Un agent SNCF me fait traverser les voies en fauteuil roulant, jusqu'à la voiture. Ce service est très bien organisé.
        Une fois chez moi, la dernière difficulté (et pas des moindres) fut de monter les escaliers ! Ils sont raides et n'ont pas de rampe solide. Je me remémore la technique apprise avec la kinésithérapeute, et je me lance. Avec la fatigue de la journée, j'arrive à la dernière marche avec beaucoup de mal. Mon conjoint m'aide pour la dernière, car je n'ai plus de force, et la douleur est terrible. Une fois dans la chambre, il fait chaud, trop chaud ! Mais je peux enfin m'allonger.
        C'est décidé : nous devons absolument acheter une climatisation pour mon futur long séjour à l'étage ! Car oui, je ne retente pas les escaliers avant un bon moment.

        J+5

        Aujourd'hui, la kinésithérapeute me fait monter et descendre quelques marches, avec et sans aide d'une rambarde. Pour monter, il faut mettre en premier la jambe saine, puis s'aider des béquilles pour monter la jambe opérée. Pour descendre, c'est l'inverse. Il faut placer les béquilles en premier, avancer la jambe opérée, puis la jambe saine. C'est douloureux, et la descente est difficile, car il faut arriver à mobiliser la jambe opérée en premier.




        Cet après-midi, petite balade en fauteuil roulant dans la cour de la clinique. Mon frère m'a rendu visite un long moment, on a beaucoup parlé et ça fait plaisir. 



        Par contre, j'ai un mal de tête carabiné qui débute. En fin d'après-midi, je me sens fébrile, alors je demande à l'infirmière de me prendre la température. Celle-ci rétorque qu'avec les 27 degrés qu'il y a dehors, c'est normal. Mais moi je sens bien que j'ai de la fièvre ! En effet, j'ai 38,3.

        Cela peut être le signe d'une infection bactérienne, donc elle me dit qu'elle préviendra le médecin de garde dès qu'il arrivera. En attendant, elle veut me donner du paracétamol pour faire diminuer la fièvre, mais je la préviens que je prends déjà du D*falgan c*déiné à dose maximum,  donc qu'il ne m'en faut pas m'en donner ! Et puis de toute façon, il ne faut surtout pas masquer la fièvre tant qu'on ne sait pas d'où elle provient !

        Lorsque je vois le médecin de garde, elle ne fait rien de plus. Elle me dit de ne pas prendre les anti-inflammatoires de ce soir, que l'infirmière va contrôler ma température régulièrement et que l'on fera peut-être une analyse de sang demain matin (elle verra avec le médecin anesthésiste).
        Quand l'infirmière revient quelques heures plus tard, la température est toujours à 38. Elle me dit d'aérer la chambre, de me doucher, de prendre les anti-inflammatoires, mais je rétorque qu'il ne faut pas masquer la fièvre, en accord avec l'avis du médecin. Je lui demande pourquoi le médecin n'a pas fait d'examen clinique (ni contrôle ganglions, gorge, rythme cardiaque, tension...) à la recherche d'une éventuelle infection ORL banale. Elle n'en sait rien, me dit qu'il faut voir avec le médecin.
        Le médecin revient en fin de soirée. Là, elle m'examine enfin. Ganglions un peu gonflés, grosses amygdales, gorge légèrement irritée. Elle me dit que la fièvre provient peut-être de là... Puis me fait prendre les anti-inflammatoires,  pour arriver à dormir, car de toute façon cette nuit elle ne peut rien faire.
        Ce n'est pas très rassurant tous ces professionnels de santé qui ne savent pas quoi faire...

        vendredi 17 juillet 2015

        J+4

        Aujourd'hui, c'est la date théorique de retour à la maison !
        Mais en pratique, j'ai encore bien trop mal pour arriver à rentrer chez moi en train.
        J'ai bien dormi (8h). La kiné me propose de sortir de ma chambre, et d'essayer de marcher jusqu'à l'ascenseur situé en face. J'y arrive, non sans difficulté car la douleur est au maximum. Elle me conseille de bien prendre mon temps, que la douleur finira par s'estomper.



        Ce midi, mon papa est venu me rendre visite. Mon chéri est allé chercher une pizza pour mon père et une crêpe au fromage pour moi :-P Lui se dévoue pour manger le repas de la clinique (trop écœurant pour moi). J'ai même droit à une bonne crêpe au Nutella ! Miam !!
        L'infirmière tente de diminuer la dose de codéine, on verra ce que ça donne ...

        Cet après-midi, je prends ma douche, mais la douleur est atroce ! Quand je suis allongée, ça peut aller, mais quand je marche, c'est horrible ! J'ai vraiment hâte que ça aille mieux.
        Du coup, ce soir, je reprends la dose initiale de codéine.

        J+3

        Mon bracelet d'identification
        Aujourd'hui, l'objectif est de réussir à marcher jusqu'à la douche. Ma motivation est d'autant plus grande que j'ai une terrible envie d'aller aux WC ^^ A la fin du petit-déjeuner, j'appelle l'aide-soignante, et je prends mon déambulateur. J'arrive à la salle de bain ! Je suis vraiment contente de l'évolution. J'ai fait un léger malaise mais il est passé rapidement. Je peux enfin prendre une vraie douche, l'eau chaude fait énormément de bien aux muscles, et avec cette chaleur, je me sens vraiment rafraîchie ! J'ai le moral, même si les douleurs sont encore très importantes.

        L'après-midi, un brancardier vient me chercher en chaise roulante pour aller faire les radios de contrôle.
        Gros problème, je n'ai aucune aide pour me lever et me tenir droite sur la machine ! Pire, il y a une petite marche, et je dois m'appuyer sur ma jambe opérée ! La douleur est intense, je dois rester debout quelques minutes, c'est vraiment une épreuve.
        De retour dans la chambre, je m'allonge et demande un antidouleur pour soulager ma hanche endolorie.

        En milieu d'après-midi, l'infirmière me propose de retirer la sonde urinaire, vu que j'arrive à me déplacer jusqu'aux toilettes. Une autre étape de franchie ! Elle me conseille de boire beaucoup pour éviter une infection urinaire et que le transit reprenne normalement.
        Le chirurgien m'apporte le dossier de sortie, car il n'est pas là demain. Il y a les ordonnances de médicaments, de pansements, le bon de transport pour aller jusqu'à la gare, la date du prochain rendez-vous et l'arrêt de travail.
        Vu les douleurs encore très présentes et le fait que je prenne le train, nous décidons (avec l'appui de la kiné), de rester jusqu'à dimanche matin (J+6).

        J+2

        Cette deuxième nuit s'est bien passée, j'ai réussi à dormir.
        Le but aujourd'hui, c'est de réussir à me lever !
        Avec l'aide de la kiné, je me place au bord du lit.
        Puis, avec le déambulateur, je me lève et tente d'avancer petit à petit. Pour l'instant, je traîne ma jambe droite, car c'est trop douloureux de tenter de la mobiliser. Après deux pas, je vois trouble et les oreilles bourdonnent. Comme je fais un malaise, la kiné me rallonge, et me propose de recommencer à me mettre au bord du lit dans la journée. Pour elle, ce malaise est dû au fait que je sois restée 2 jours allongée, avec une tension basse.


          

        A midi, je me remets au bord du lit pour manger, et pareil le soir. Les vertiges commencent à disparaître, mais je mange toujours difficilement.

        jeudi 16 juillet 2015

        J+1

        La perfusion de cette nuit et les massages de la jambe faits par mon conjoint m'ont aidée à dormir quelques heures. J'arrive à relever mon dos sans avoir l'envie de vomir, donc je peux avaler mon petit déjeuner, appétissant puisqu'il est composé de croissant, pain, beurre, confiture et chocolat chaud. 

        Le chirurgien passe tôt dans la matinée. Il me dit que vu la douleur, on ne va pas essayer de me lever de suite, aujourd'hui je me repose, je fais quelques mouvements de jambe. Il ne faut pas que j'hésite à demander une piqûre de morphine si la douleur est trop importante. Il me dit que je pourrai sûrement sortir vendredi. 

        Retrait du cathéter veineux au niveau de la main.
        L'aide-soignante me lave au gant et l'infirmière refait mon pansement. Je ne vois pas la cicatrice car elle est recouverte de "strips", petites bandelettes qui permettent de refermer les bords d'une plaie. Elle me dit que l'hématome va migrer vers le haut et vers le bas. 

        La kiné passe en fin de matinée, et elle confirme qu'on va me laisser allongée pour aujourd'hui.


        Premier vrai repas - pas très convaincue -


        L'après-midi, j'ai vraiment très mal, donc je demande une piqûre de morphine. Cela me provoque des étourdissements et des vertiges donc je m'allonge. 

        Mon oncle et mon père sont venus me voir en fin d'après-midi. Ça m'a fait du bien de recevoir de la visite car j'ai pu penser à autre chose qu'à la douleur.

        Le soir, le repas n'est pas très bon et trop lourd. J'ai un noeud à l'estomac et je n'arrive à manger que l'entrée et le dessert.
        La nuit se passe très bien, j'arrive à dormir d'une traite pendant 7h !

        mardi 14 juillet 2015

        Le traitement pendant la semaine d'hospitalisation

        Voici les traitements que j'ai reçus pendant ma semaine à la clinique :

        - A mon réveil en salle de réanimation, on m'a administré une dose de morphine par le cathéter veineux périphérique (placé sur le dessus de la main).

        - Injection d'une dose unique d'antibiotique en intraveineuse.

        - La première nuit, j'ai eu tellement mal que l'infirmière a du me poser une perfusion de paracétamol + anti-inflammatoire. Elle n'a pas voulu me donner de morphine car la précédente injection m'a fait vomir.

        Les jours suivants :

        - Quatre fois par jour, je prends 2 comprimés de paracétamol + codéine (D*falg*n C*déiné)

        - Quand la douleur n'est pas calmée par ce traitement, je prends une ampoule d'un autre antidouleur d'action centrale (Ac*pan), administré sur un sucre car très amer.

        - Si malgré cela, les douleurs sont trop importantes, on m'injecte une dose de morphine en sous-cutané. Le produit est très irritant, cela fait comme une piqûre de guêpe sur la peau. Cela ne s'est produit qu'une fois, à J+1.

        - Matin et soir aux repas, je prends un anti-inflammatoire  (C*lébr*x), avec un protecteur d'estomac (In*p*mp) pour éviter les effets indésirables dus à ce dernier.

        - En prévention d'un événement thrombo-embolique (type phlébite), je reçois tous les matins une dose d'anticoagulant (L*ven*x) par voie sous-cutanée, et je porte des bas de contention ATE (Anti Thrombo-Emboliques).

        - J'ai aussi bénéficié d'un traitement préventif et curatif par homéopathie, prescrit par le chirurgien, et qui permet de diminuer les effets secondaires d'une chirurgie (hématomes, pertes liquidiennes, ...).

        - De plus, l'anesthésie, les morphiniques et la station allongée provoquent une importante constipation, qu'il faut traiter impérativement par des laxatifs au début (lactulose, macrogol, ...), puis grâce à une alimentation riche en fibres et un peu de marche une fois rentrés à la maison. J'ai dû insister auprès des infirmières, car au début elles me disaient d'attendre, mais les douleurs de ventre étaient trop importantes ! Et avec l'interdiction de "pousser", ça peut vite devenir un calvaire ...



        - Une prise de sang est réalisée chaque matin, afin de contrôler les taux sanguins et vérifier qu'il n'y ait pas d'inflammation ou infection. De 14 g/dl d'hémoglobine, je suis passée à 9 ! Cela équivaut à une perte de sang d'environ 1,6L ... De même, la tension et la température sont prises chaque matin. Les premiers jours, ma tension était très basse, aux environs de 9/6.

        Quant à la cicatrice, elle est recouverte de nombreux strips, qui aident à suturer la plaie, ainsi qu'un pansement composé d'un film imperméable transparent avec une compresse centrale. Celui-ci est changé tous les 2 jours, après désinfection (par-dessus les strips) avec de la B*tadine.