Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]
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mardi 2 juin 2015

Consultation avec le Chirurgien Orthopédique N°5

Me voici donc à Paris, de nouveau pleine d'espoir !
Je suis assez confiante, ce chirurgien est un grand nom de la chirurgie de la hanche. Il a publié de nombreux articles sur le sujet, les avis des patients sont bons, et il est mentionné sur plusieurs forums en tant que référence en France pour les pathologies de la hanche.



Le trajet depuis le sud de la France est difficile, car cette fois je suis seule, je dois tirer ma valise et avec une main qui tient la béquille, ce n'est pas toujours évident. Le trajet en train est assez confortable car à l'aller je suis en première, et je peux étendre ma jambe.





Arrivée en Gare de Lyon, pause déjeuner au Montreux Jazz Café en attendant mon papa. Il paraît que leurs hamburgers sont bons ^^




Mais parlons un peu de cette fameuse consultation ...
Après avoir vu mes radios, mon IRM, mon arthroscanner, et avoir fait l'examen clinique, il confirme totalement le diagnostic du précédent chirurgien ! Il a lu sa lettre après avoir posé le diagnostic, donc il n'a pas été influencé. De plus, il me dit que le précédent chirurgien a été son élève, et se réjouit qu'ils aient les mêmes conclusions.
Donc il confirme bien la dysplasie bilatérale des deux hanches, avec fissuration du labrum de la hanche droite.

Il me dit que l'opération qui fonctionne bien sur ce type de pathologie est l'Ostéotomie Péri-Acétabulaire (ou Ostéotomie de Ganz). Elle dure environ 1h30 et l'hospitalisation est de 3 à 5 jours. La cicatrice, située dans l'aine, et assez discrète. 

Les suites opératoires sont relativement simples (pas besoin de séjour en centre de rééducation), pas d'appui pendant 1,5 à 2 mois, puis réapprentissage de la marche pendant 1,5 mois.
Je me fais opérer le 13 juillet !

Je lui parle aussi de mes tendinopathies, notamment aux genoux, et il me répond que les douleurs viennent sûrement (du moins en partie) de la dysplasie, qui provoque une torsion des membres inférieurs et donc une souffrance des articulations. 
Il note aussi que mes hanches sont hypermobiles, et que c'est en partie la cause de l'échec du traitement de la dysplasie quand j'étais nourrisson. En effet, le fémur, n'étant pas assez maintenu par les ligaments, venait buter contre mon bassin et empêchait la croissance normale de ma hanche.
Par ailleurs, il me prévient que la hanche gauche posera sûrement problème elle aussi, dans quelques temps ...

jeudi 4 décembre 2014

BILAN avec l'Algologue de Centre Anti-Douleur d'Avignon

Je rencontre une deuxième fois le médecin de la douleur afin de faire le bilan des trois consultations auxquelles je me suis rendue.

Il commence par m'annoncer que mon cas est difficile, et qu'ils ne savent pas vraiment quoi faire pour moi (!).
Selon lui, je n'ai pas osé tout dire au psychiatre (!!). Je me demande pourquoi il a des à-priori sur moi ? Bref, pas sympa pour le psychiatre, car il sous-entend qu'il a mal fait son boulot ...
Ensuite, il m'affirme que j'ai bien deux pathologies (dysplasie de hanche et enthésopathies), mais ils n'arrivent pas à déterminer si les deux sont liées. 
Il me propose donc, en plus des séances de balnéothérapie prescrites par le rhumatologue, des séances de magnétothérapie, suivies de séances d'hypnose, avec un autre algologue du même cabinet.
Ces séances ont pour but de diminuer les douleurs liées aux tendinopathies, car selon lui, il faut absolument que ces douleurs cessent avant d'envisager une quelconque opération de la hanche.


lundi 1 décembre 2014

Consultation avec le Psychiatre du Centre Anti-Douleur d'Avignon

Lors de cette consultation, le médecin psychiatre me demande la raison de ma venue, me pose plusieurs questions concernant mon travail, mes loisirs, mes relations familiales et amicales, mon enfance ... Je suis très bavarde, je raconte tout, ce que j'aime, ce qui me chagrine ...
Il insiste pour savoir si je suis motivée à faire des activités, ce qui est bien-sûr le cas, même si au final mon impossibilité à marcher m'empêche de faire beaucoup de choses.
Après une quinzaine de minutes à discuter, il en conclut que je n'ai absolument pas de problème de dépression, et que mes douleurs sont bien liées à un problème physique. Voilà une bonne nouvelle !
Il se tient à ma disposition si je souhaite le revoir en consultation.

jeudi 20 novembre 2014

Consultation avec le Rhumatologue N°3

Vu qu'aucun médecin n'arrive à se mettre d'accord sur la prise en charge de ma pathologie, je consulte plusieurs spécialistes dans l'espoir d'en trouver un qui sache comment me soigner.

Me voici donc en consultation avec un troisième rhumatologue, cette fois-ci en ville (les deux précédents exerçant à l'hôpital / en clinique).

Je n'ai jamais vu de médecin aussi perdu ! Il a été obligé de regarder dans ses livres pour interpréter ma radio des hanches, car il n'a pas l'habitude des patients jeunes et avec ce genre de malformation. Au final, il a préféré regarder les conclusions du radiologue ...
Après m'avoir examinée, il me dit que mon problème est du ressort du chirurgien orthopédique, et que pour lui ce n'est pas une fibromyalgie.

Ce rendez-vous ne m'a pas servi à grand chose...

Consultation avec le Rhumatologue N°2 (du Centre Anti-Douleur d'Avignon)

La consultation avec le rhumatologue se passe très bien.
Il me pose les questions habituelles, m'ausculte.
Selon lui, j'ai indéniablement une dysplasie au niveau de la hanche droite, et des douleurs au niveau des tendons en parallèle. Malheureusement, il n'est pas en mesure de me dire si ces tendinites sont liées ou non à la dysplasie de hanche. Ce dont il est sûr, c'est qu'il ne faudrait pas m'opérer tant que je souffre de ces douleurs. 
Il me prescrit des séances de balnéothérapie, avec rééducation du dos et des membres inférieurs, ainsi que des massages du dos par un kinésithérapeute. 
Il me prescrit aussi du Laroxyl, un antidépresseur utilisé comme antalgique (visant à soulager les douleurs chroniques).

mardi 18 novembre 2014

2e Consultation avec l'Ostéopathe N°2

Ce deuxième ostéopathe m'a fait bonne impression. Il est calme, il manipule avec délicatesse, il m'explique beaucoup de choses, bref il m'a l'air compétent.

Bien que la séance précédente n'a eu aucun effet sur mes douleurs, je le rencontre une deuxième fois, bien consciente que les douleurs chroniques ne peuvent pas être résolues en une seule séance !

Cette fois-ci, il insiste bien sur les douleurs de hanches. Il me fait faire des étirements, me montre que la mobilité de ma hanche est améliorée quand j'ai moins peur de l'utiliser.
Il travaille aussi au niveau du coccyx. 

Je lui fais part de mon rendez-vous avec l'homéopathe qu'il m'avait conseillé. Il est étonné d'entendre que ce médecin ne m'a posé aucune question et qu'il m'a imprimé une ordonnance toute faite.

Il me demande de le rappeler dans une dizaine de jours, en espérant que cette séance a été bénéfique.

mercredi 12 novembre 2014

Consultation avec l'Homéopathe

Sur les conseils de mon Ostéopathe N°2, je me rends en consultation chez un certain Homéopathe. Sur Internet, il est écrit qu'il est "médecin psychosomaticien référent de l'unité de Psychosomatique (département douleur, psychosomatique et maladie fonctionnelle) du CHU de Montpellier". Je vais sûrement avoir à faire à une pointure, peut-être quelqu'un qui va comprendre et savoir traiter mes douleurs !

J'arrive dans son cabinet, il me demande la raison de ma venue. Je lui explique que c'est mon Ostéopathe qui m'a conseillée de venir le voir, car il le connaît et pense qu'il pourra m'aider. Mais à la mention de son nom, l'Homéopathe semble ne pas connaître mon Ostéopathe. Premier froid.

Je lui explique donc les douleurs de hanches qui prédominent, les douleurs aux tendons ... Il ne me pose pratiquement aucune question (contrairement à ce que m'avait dit l'Ostéopathe), je fais un monologue et récite ce que j'ai l'habitude de raconter à tous les médecins. 
Il m'ausculte très rapidement, puis il me demande d'aller voir un Podologue ! Je lui explique que j'en ai déjà vu 3, et que les 3 types de semelles n'ont eu aucun effet, mais il veut que j'aille voir un de ses confrères en particulier. Il était prêt à me dire au revoir, quand je lui parle d'un traitement homéopathique dont m'a parlé l'Ostéopathe, et qui serait adapté au type de douleur que je ressens. Alors il m'imprime une ordonnance-type, et ne m'explique rien ...

Je ne comprends pas pourquoi mon Ostéopathe m'a fait l'éloge de ce médecin, plus généraliste qu'homéopathe. J'ai déjà consulté des homéopathes, ils posent beaucoup de questions afin de déterminer quelles souches homéopathiques sont adaptées au patient. Celui-ci ne m'a quasiment pas parlé. J'ai plutôt l'impression qu'il se demandait ce que je venais faire dans son cabinet...


vendredi 7 novembre 2014

Consultation avec l'Ostéopathe N°2

Sur les conseils de mon grand-père, je consulte un deuxième ostéopathe qui, paraît-il, l'a très bien soigné pour sa déchirure musculaire à la jambe.
Cet ostéopathe m'a l'air très sérieux, il me pose beaucoup de questions, teste mon corps, me fait faire beaucoup de mouvements à visée diagnostique, mais tout en douceur. Il ne comprend pas pourquoi le précédent ostéopathe n'a rien pu faire pour ma hanche. Il me promet donc des résultats, mais me prévient qu'il y a de rares cas où il n'a rien pu faire.

En voyant mes radios, il remarque que mon coccyx est très abîmé, les os ne sont pas alignés. En effet, j'ai très mal quand je reste longtemps assise. Mais je ne lui avais pas parlé de ce problème car je veux résoudre les principaux avant tout. Il me dit qu'il pourra faire quelque chose à la prochaine séance. Concernant la dysplasie de hanche, il me dit qu'il ne pense pas que mes douleurs viennent de là car elle est trop légère. 

Il pense plutôt que les douleurs sont musculaires. Selon lui, je n'arrive pas à "lâcher prise", je suis tendue en permanence, stressée, toujours en quête de perfection. Il faut que j'arrive à me détendre, me laisser aller, car mes muscles sont très tendus et douloureux. Personnellement, je pense que je suis toujours tendue car j'ai mal depuis toujours ...

Ensuite, il me manipule d'une façon très douce pendant 3/4 d'heure.
Il travaille beaucoup au niveau de ma nuque, encore douloureuse, ainsi qu'au niveau des hanches. Il me dit qu'il faudra sûrement que l'on se revoit, je dois l'appeler dans une dizaine de jours pour voir comment mon corps a réagi à cette séance.

Il me donne des exercices à faire 3 fois par jour. Ce sont des étirements de la hanche. Il me conseille fortement d'être à l'écoute de mon corps, et qu'à la moindre douleur, il fallait arrêter le mouvement initié. Il est très en faveur de la natation, et me conseille de marcher et de basculer mon bassin dans l'eau, afin de "décoincer tout ça".

Il me conseille aussi de voir un homéopathe, pour avoir un traitement de fond de la douleur. Il m'envoie vers un confrère qui lui semble adapté à ma situation. Il me prévient que c'est un médecin qui pose beaucoup de questions, qu'il ne faut pas hésiter à tout lui dire, car celui-ci va établir un profil homéopathique et me prescrire un traitement bien particulier, qui sera adapté à mon problème. 

Je sors de la consultation avec le sourire, j'ai vraiment foi en ce qu'il me promet.

lundi 20 octobre 2014

Consultation avec l'Algologue du Centre Anti-Douleur d'Avignon

Depuis 3 semaines, je ne peux plus travailler. Je ne tiens plus debout tellement ma hanche me fait mal. Le premier rendez-vous que j'ai depuis la consultation avec le chirurgien de Toulouse, c'est avec l'algologue (= médecin spécialiste du traitement de la douleur) d'Avignon...
Dans la salle d'attente, on me fait remplir un questionnaire sur mon type de douleur, la localisation, les horaires, les conséquences sur la qualité de vie, etc ... Tout un fascicule détaillé permettant au médecin de bien cibler le type de douleur qu'il va devoir traiter. Mais il ne va pas vraiment le regarder !

En premier lieu, il me pose plusieurs questions : où se situe les douleurs, à quel moment de la journée ... Puis il me demande des questions plus personnelles : est-ce que tout va bien dans mon entourage, ma famille, mon conjoint. Il essaye de déterminer quelle est la personnalité de la patiente assise en face de lui. Il me demande aussi si je suis plutôt du genre anxieuse ou déprimée, ce à quoi je lui réponds que je suis plutôt stressée, mais pas du tout déprimée !

Dans un second temps, il m'ausculte rapidement. Il exerce une pression à différents endroits du corps (nuque, dos, coudes, poignets, ...). J'ai mal à presque tous les points de pression. 

Quand il me fait rasseoir, il me fait remarquer que j'ai été très insistante quand j'ai déclaré ne pas être déprimée. Selon lui, les douleurs que j'ai depuis mon enfance sont sûrement liées aux problèmes qu'il y a eu avec mes parents (séparation, mésentente avec ma belle-mère, ...). Il me dit que les enfants, immatures psychologiquement et donc non enclins à la dépression, transformeraient leur souffrance morale en souffrance physique. Je trouve ça un peu facile comme conclusion. Il me parle aussi de fibromyalgie, une maladie compliquée à traiter, et très peu reconnue dans le monde médical. En effet, les points de pression douloureux font partie du diagnostic de la maladie. De plus, sa conclusion est en accord avec les polyenthésopathies évoquées par le chirurgien de Toulouse, car ce sont des symptômes de la fibromyalgie.


Ensuite, il me demande si j'ai confiance en moi (non), me demande pourquoi je ne suis pas maquillée (aujourd'hui j'ai eu la flemme), me demande comment le prend mon conjoint (il m'aime comme je suis, avec ou sans maquillage), ce à quoi il m'affirme qu'il ne connaît aucun homme qui préfère les femmes sans maquillage (n'importe quoi) !! Il en vient même à être grossier ! Selon lui, certaines femmes ont besoin qu'on les secoue pour qu'elles réagissent (ce n'est pas du tout mon cas) ! Je le trouve assez misogyne, mais je reste calme et ouverte à la discussion, si seulement il pouvait trouver quelque chose qui me soulage !

Au final, il m'envoie vers un confrère rhumatologue et une consœur psychiatre. Une fois que je les aurais vus, ils feront une réunion pour parler de mon cas, et je reverrais l'algologue par la suite, pour la conclusion.


lundi 29 septembre 2014

Consultation avec l'Ostéopathe N°1

Fin septembre, je suis au bout du rouleau. Ma hanche ne me supporte plus, je souffre et j'ai énormément de mal à marcher. Les douleurs irradient dans le bas et le haut du dos. Le médecin décide de m'arrêter 2 semaines, et m'envoie vers un ostéopathe pour soulager les douleurs.

L'ostéopathe regarde attentivement mes radios (ah tiens, j'ai le bassin étroit). Il me dit qu'il ne peut rien faire pour ma hanche (ben tiens !), mais qu'il va faire son possible pour calmer au moins les douleurs du dos et des sacro-iliaques.

Sauf que, pour soulager les sacro-iliaques, il me fait plier la hanche de sorte que le genou touchait mon thorax. Il s'appuie même fortement dessus pour étirer au maximum les muscles du dos ! Je souffre, je suis très crispée mais il me dit "détendez-vous" ! Il me conseille de faire les mêmes étirements tous les jours, pour détendre mes muscles endoloris.

Au final, je sors de la consultation encore plus mal que je ne l'étais. Il me dit de le rappeler dans quelques jours pour voir si ça va mieux. Evidemment, je ne l'ai jamais recontacté, vu qu'il n'a fait qu'empirer les choses !

lundi 15 septembre 2014

Consultation avec le Chirurgien orthopédique N°3 (pour un second avis)

Pour obtenir un second avis chirurgical, je me rends au CHU de Toulouse. Une amie m'a conseillé de voir un chirurgien spécialiste de la hanche qu'elle connaît. Je me suis renseignée sur internet, c'est un professeur de renom, qui a publié plusieurs articles concernant les malformations de la hanche.

Il commence par regarder attentivement mes radios, IRM et arthroscanners (hanche et genou). Selon lui, les différents diagnostics évoqués (dysplasie de hanche, conflit fémoro-acétabulaire, chondropathie rotulienne et anomalie rotationnelle des membres inférieurs), ne sont pas fondés.


A l'examen clinique, hormis une hyperlaxité des articulation, j'ai de très vives douleurs à la pression des tendons des pattes d'oies et de l'insertion tibiale des ligaments latéraux internes.




J'ai également des douleurs à la pression de la face postérieure du grand trochanter.





Enthèse = insertion du tendon sur l'os

Il me diagnostique des enthésopathies des muscles Gluteus medius, patte d'oie et de l'insertion tibiale du ligament latéral interne
Ce diagnostic est en rapport avec mes précédentes inflammations du tendon d'Achille et du tendon quadricipital (voir cet article).

Il m'annonce que les maladies des tendons sont très peu connues car très peu étudiées. Il me promet néanmoins que le traitement qu'il va m'inoculer réglera le problème sous une quinzaine de jours. Concernant le sport, il me conseille de faire de la marche à 2 bâtons (le poids du corps est transféré sur les bras et les bâtons, de sorte que les jambes se musclent sans se faire mal). Il me conseille aussi de prendre de la Spiruline, une algue utilisée comme complément alimentaire, apportant des minéraux pour soulager les problèmes de tendons.

Il réalise donc des infiltrations à l'hydrocortisone fluorée - naropéine au niveau des différents points douloureux.
Soit 10 au total (4 aux deux genoux, et 1 à chaque hanche) !!! J'ai énormément souffert, les zones d'injections étant déjà très douloureuses, et l'aiguille énorme !! (ma grand-mère fut témoin de mon calvaire).
Le pire, c'est quand je lui demande si j'ai la capacité d'aller travailler le lendemain (travail debout pendant 8h), et qu'il me répond "aucun soucis" ...

Pleine d'espoir, je retourne à la voiture avec ma grand-mère, afin de rentrer sur Montpellier. Elle a vraiment bien fait de vouloir m'accompagner, car quelques minutes plus tard, j'ai le bassin totalement bloqué de douleur, ainsi que les genoux.
Impossible de conduire. Sur le chemin du retour, j'essaye de m'endormir pour oublier la douleur.
Nous arrivons en fin d'après-midi chez mes grands-parents. Je dois prendre ma voiture pour retourner chez moi, à 1h30 de Montpellier. Incapable de bouger, je m'allonge dans le canapé et je décide de ne partir que le lendemain matin, dans l'espoir que le produit injecté soit totalement éliminé de mes tendons ...
Je passe donc une nuit atroce, impossible de me retourner dans le lit, réveillée toutes les heures par la douleur, ...
Le lendemain matin, je me lève tôt, car je travaille à 1h30 d'ici. J'essaye tant bien que mal de poser mes pieds sur les pédales, et en route ! J'ai encore espoir que les douleurs s'apaisent, il le faut bien !
Arrivée au travail, je prends conscience que je ne peux pas du tout marcher. Mes collègues s'organisent pour me faire remplacer, et je rentre chez moi, bien décidée à appeler le chirurgien pour lui faire part de cette réaction imprévue.
Malheureusement, je n'arrive à joindre que son interne, qui me dit de contacter mon généraliste au cas où je fasse une phlébite ! Quand je contacte mon médecin, elle ne peut me prendre en consultation le jour-même, mais elle me certifie que ce n'est pas une phlébite car ce ne sont pas les mêmes signes cliniques. Elle me conseille de prendre du paracétamol contre les douleurs. Bien évidemment, j'y avais déjà pensé, mais cet antidouleur n'a eu aucun effet.
Vu qu'aucun médecin ne peut m'indiquer la nature de ces douleurs, je me renseigne par moi-même. En réalité, ces douleurs proviennent d'une réaction dite "microcristalline". Le produit injecté est sous forme de petits cristaux, ayant l'avantage d'une dissolution lente et donc d'un effet retard. Cela évite le renouvellement quotidien du produit par injection. Mais avant que ces cristaux soient dissous, il peuvent entraîner  une irritation locale parfois vive. Normalement le médecin nous avertit de la possibilité de cette réaction ...
Je suis maintenant rassurée ! (Et ce n'est pas grâce aux médecins).
Le lendemain, la douleur commence à diminuer, je peux retourner travailler, en essayant exceptionnellement de marcher le moins possible.

Une semaine est passée depuis les fameuses infiltrations.
La réaction microcristalline a disparu, mais pas mes douleurs hanche/genou. Je contacte le chirurgien, mais il me dit qu'arrêter d'angoisser et de bien attendre encore une semaine avant de le contacter. L'effet de ses injections peut mettre 2 semaines à apparaître.

Deux semaines sont passées. J'ai encore plus mal dans l'aine. En cette fin du mois de septembre, le travail est harassant, je cours toute la journée et ma hanche ne supporte plus. Je recontacte le chirurgien pour lui signaler que son traitement a été inefficace, je n'ai aucune amélioration. Là, il me dit qu'il n'a pas d'autres solutions pour moi, que mon problème n'est pas d'ordre chirurgical et me renvoie vers un rhumatologue ou un médecin de physique & réadaptation. Il insiste sur le fait qu'une chirurgie ne sera pas adaptée à mon cas.
Retour à la case départ, je suis ébranlée. J'ai l'espoir, depuis février, qu'un spécialiste trouve comment me soulager, mais je tombe sur deux chirurgiens dont les avis sont totalement opposés !! Que faire ?
Je prends donc rendez-vous avec plusieurs rhumatologues, comme me l'a conseillé le chirurgien de Toulouse ...
Je décide aussi de consulter un centre antidouleur, qui a l'avantage d'avoir une équipe pluridisciplinaire.





mercredi 27 août 2014

2e consultation avec le Chirurgien Orthopédique N°2

Après 3h30 d'attente dans une salle à 35°C, je rencontre de nouveau le professeur de Montpellier. La consultation dure 45 min ! 

HANCHES

Premièrement, il confirme l'insuffisance de couverture osseuse de la hanche, après le calcul des angles de couverture. Selon lui, l'angle de couverture externe (VCE) est de 19° (au lieu de 22° pour le radiologue), et l'angle de couverture antérieure (VCA) est de 17° (au lieu de 21°).




Note : chez un sujet sain, les angles doivent être supérieurs ou égaux à 25°.

Il pense que mes douleurs de hanche sont la conséquence de cette dysplasie, et du trouble de la marche, qui se fait genou tourné en dedans, hanche en rotation interne.

Je me demande pourquoi il ne tient pas compte de la lésion du bourrelet cotyloïdien, qui est pourtant l'une des causes principales de mes vives douleurs dans l'aine...


GENOUX

Au niveau du genou droit, la symptomatologie fémoro-patellaire est en rapport avec l'importante désaxation de l'appareil extenseur du genou et la rétractation de l'aileron rotulien externe, qui sont la conséquence de l'excès de torsion tibiale externe.


CONCLUSION

Dans un premier temps, la prise en charge du problème au niveau de la hanche est à envisager, avec la réalisation d'une butée ostéoplastique du toit du cotyle, qui assurera une meilleure couverture de la tête fémorale en avant et en dehors.

Secondairement, quelques mois après, le traitement chirurgical du problème fémoro-patellaire par une ostéotomie de dérotation interne du squelette jambier avec une réaxation de l'appareil extenseur du genou sera réalisée.

Il me prévient que la butée de hanche nécessitera une hospitalisation d'une semaine dans le service, qu'elle sera suivie d'une immobilisation en traction suspension pendant une période de cinq à six semaines, et que la reprise de l'appui s'effectuera ensuite sur une période de trois semaines.

Il me faudra donc 4 opérations (2 hanche et 2 genoux).
Ces prévisions me font un peu peur, je ressens le besoin de consulter un autre chirurgien orthopédique pour un deuxième avis ...




mardi 1 janvier 2002

Tendinites

Les tendinites au niveau de membres inférieurs apparaissent plus tardivement pendant mon enfance, plutôt vers le collège.

Mes premières tendinites sont celles du tendon d'Achille, à prédominance droite. 

Je me souviens qu'elles apparaissent surtout l'été, et sont présentes dès le matin au réveil. Elles sont très invalidantes car je ne peux plus poser le pied par terre. Elles durent environ une semaine. Je ne connais pas de cause à ces tendinites (pas de sport intense ni de mouvements répétés). Elles sont plutôt spontanées.
Mon généraliste m'affirme que j'ai les tendons fragiles et me conseille de bien m'hydrater.


A l'âge de 19 ans, tendinite puis rupture partielle du tendon quadricipital droit (au dessus du genou). 

C'est l'été, je me suis accroupie pour nettoyer le sol ... La douleur est vraiment atroce, je ne peux plus conduire, il faut que je soulève ma jambe avec mes bras pour poser le pied sur la pédale.
Direction les urgences un vendredi soir. Après 6h d'attente insoutenable (sans antidouleurs), ils décident de me garder pour la nuit. Le lendemain matin, l'échographie révèle une rupture partielle du tendon, avec épanchement. Si la rupture avait été totale, le chirurgien aurait dû m'opérer.

Le traitement : immobilisation du genou avec une attelle de Zimmer pendant 1 mois.
Une semaine plus tard, une échographie de contrôle confirme la tendinite, mais le tendon a déjà bien cicatrisé.
Au bout d'un mois, le genou est complètement raide.

Le médecin me prescrit des séances de rééducation chez le kinésithérapeute. Au début, il me place des électrodes sur la cuisse pour stimuler les muscles. Puis, je fais quelques exercices avec des appareils de musculation. A la fin des séances, le kiné me fait subir des étirements particulièrement douloureux, j'en garde un très mauvais souvenir...
Ce même kiné m'a conseillé de ne marcher qu'avec des chaussures avec un petit talon et un renfort rigide au niveau du tendon d'Achille, pour éviter les tendinites.

L'été suivant, j'ai refait une tendinite du tendon quadricipital droit. Prudente, j'ai de suite remis mon attelle et cessé toute activité traumatisante pour le tendon. La tendinite a duré une semaine.

A 23 ans, je refais une tendinite du tendon d'Achille droit, m'imposant de ne plus marcher pendant 1 semaine. A l'hôpital, l'infirmier me fait un strapping mais se trompe, il m'immobilise en dorsiflexion (comme pour une entorse) alors que la cheville doit être en extension afin que le tendon soit le plus raccourci possible. C'est douloureux, mais heureusement il n'y a pas de conséquence sur la guérison.

Depuis, je n'ai jamais refait de tendinites aussi invalidantes.
J'ai parfois le tendon d'Achille droit douloureux au réveil, alors je bois énormément et j'essaye de marcher le moins possible, jusqu'à ce que la douleur disparaisse.




mercredi 1 janvier 1997

Douleurs de dos

Mon enfance est aussi marquée par des dorsalgies, le plus souvent situées au niveau des lombaires, et parfois des torticolis.
Les lombalgies sont systématiques lorsque je reste debout ou que je piétine pendant plusieurs heures. Elles sont par ailleurs fréquentes lorsque je cours ou que je fais de l'équitation.

A l'âge de 10 ans, le médecin généraliste note une hyperlordose lombaire, à surveiller ...




A l'âge de 19 ans, le généraliste me prescrit des radios du rachis dorso-lombaire. Les radios confirment l'hyperlordose. En parallèle, il me prescrit une prise de sang, avec électrophorèse des protéines et dosage de la CRP (protéine C réactive), à la recherche d'une éventuelle inflammation. Les résultats sont normaux.

A l'âge de 20 ans, le médecin généraliste me prescrit de nouveau des radios du rachis lombaire, motif : "lombalgies basses". Les radios confirment de nouveau l'hyperlordose, et révèlent un pincement discal L5-S1.
Le généraliste m'affirme qu'il n'y a pas d'autres traitements que les antidouleurs et anti-inflammatoires. Lorsque je suis bloquée au niveau des lombaires ou de la nuque, il me prodigue des soins d'acupuncture. Les séances sont efficaces pour la nuque, beaucoup moins pour les lombaires.

En parallèle, je fais un bilan staturo-pondéral chez un ostéopathe, qui procède à de légères manipulations dans le dos. Il m'envoie vers un podologue posturologue. Celui-ci me fabrique des semelles posturales. Ce traitement n'a aucun effet au bout de 6 mois.

A l'âge de 23 ans, je commence à travailler debout toute la journée. Le généraliste me prescrit une ceinture lombaire pour limiter les douleurs.
Je consulte un podologue orthésiste, qui me fabrique des semelles orthopédiques. Aucun effet encore une fois.

Pourtant, mes lombalgies vont se calmer progressivement.
Je pense que le fait de travailler debout toute la journée a l'avantage de muscler le dos, favorisant un meilleur soutien des structures lombaires. Mais d'autres douleurs prennent place ...


dimanche 1 janvier 1995

Syndrome rotulien

Mon enfance est marquée par de fortes gonalgies (= douleurs des genoux), lorsque je plie les genoux (position accroupie, escaliers, ...). 
Des crises ponctuelles apparaissent le soir, soit quand j'ai beaucoup marché, soit quand je suis restée longtemps assise. 
Les douleurs siègent sur les côtés des genoux, avec une sensation d'étirement très douloureuse qui me fait souvent pleurer. Il faut que je me couche et que je dorme pour que cela passe. Les massages ont l'air d'apaiser un peu les souffrances mais ne sont pas suffisants.

A l'école primaire, je suis dispensée de plusieurs sports, et notamment la course (cross des écoles). 
Je fais de la danse classique de 6 à 10 ans, mais les douleurs de genoux m'obligent à arrêter ce sport et à pratiquer la natation à la place.

A 8 ans, je fais mes premières radios des genoux, motif "gonalgies à prédominance droite". La radio ne révèle aucune anomalie au niveau osseux. Le médecin généraliste pense que ce sont des douleurs de croissance et me rassure en me disant que ça va passer.

J'ai de plus en plus de difficultés à pratiquer le ski alpin lors des vacances d'hiver. Les genoux sont tellement douloureux que je m'arrête souvent, et je ne peux skier plus de 2h.

A l'âge de 19 ans, le généraliste me prescrit des radios des genoux, qui se révèlent être normales.

Aujourd'hui, à 28 ans, ces douleurs sont toujours présentes.
Elles ont été étiquetées syndrome fémoro-patellaire ou syndrome rotulien
Selon le chirurgien de Montpellier, elles seraient dues à une hyper-rotation tibiale externe. Cet excès de rotation des tibias entraîne une importante désaxation de l'appareil extenseur du genou et la rétractation de l'aileron rotulien externe

En résumé, pour éviter de marcher comme un canard (la pointe des pieds dirigée vers l'extérieur), mes genoux "rentrent vers l'intérieur", provoquant un genu valgum, entraînant des douleurs fréquentes.
Ce chirurgien me propose de réaliser une ostéotomie de dérotation interne du squelette jambier, avec réaxation de l'appareil extenseur du genou.

[Anecdote] Les escaliers du Roi d'Aragon à Bonifacio (Corse)

Voici une petite anecdote qui vous montre comment la vie d'une enfant souffrant d'un syndrome rotulien peut être difficile ...

Depuis toute petite, je passe une partie de mes vacances d'été en Corse, avec mes grands-parents. 
Cette fois-ci, je suis avec mon père et ma belle-mère. Je dois avoir entre 8 et 12 ans. Ils décident d'aller visiter Bonifacio, une des plus belles ville de Corse-du-Sud.
Dans cette ville, il y a un monument particulièrement magnifique, creusé dans la falaise : les Escaliers du Roi d'Aragon.


C'est un escalier de 187 marches, avec une pente de 45° !
Autant dire, un supplice pour les personnes souffrant des genoux ...

Je dis à mon père que j'appréhende énormément de franchir ces escaliers. J'ai déjà très mal lorsque je monte les quelques escaliers d'une maison, alors ceux-là ...
Ma belle-mère m'affirme alors sèchement que je n'aurais qu'à prendre l'ascenseur une fois en bas, pour remonter.
Je n'ai pas le choix, je les suis, à contre-cœur.
En fait, il n'y a jamais eu d'ascenseur ... (et elle le savait très bien).

Parfois, dans notre entourage, il y a des gens qui ne prendront jamais en compte notre souffrance, qui ne croiront pas à nos douleurs, ou pire, qui s'en ficheront royalement, pourvu que ça ne gêne pas leurs projets ... 
Il faut faire avec, éviter ce genre de personnes quand c'est possible, essayer d'en parler avec quelqu'un de confiance, qui pourra nous soutenir, tenter de faire comprendre aux autres ce que l'on endure.