Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]

lundi 15 septembre 2014

Consultation avec le Chirurgien orthopédique N°3 (pour un second avis)

Pour obtenir un second avis chirurgical, je me rends au CHU de Toulouse. Une amie m'a conseillé de voir un chirurgien spécialiste de la hanche qu'elle connaît. Je me suis renseignée sur internet, c'est un professeur de renom, qui a publié plusieurs articles concernant les malformations de la hanche.

Il commence par regarder attentivement mes radios, IRM et arthroscanners (hanche et genou). Selon lui, les différents diagnostics évoqués (dysplasie de hanche, conflit fémoro-acétabulaire, chondropathie rotulienne et anomalie rotationnelle des membres inférieurs), ne sont pas fondés.


A l'examen clinique, hormis une hyperlaxité des articulation, j'ai de très vives douleurs à la pression des tendons des pattes d'oies et de l'insertion tibiale des ligaments latéraux internes.




J'ai également des douleurs à la pression de la face postérieure du grand trochanter.





Enthèse = insertion du tendon sur l'os

Il me diagnostique des enthésopathies des muscles Gluteus medius, patte d'oie et de l'insertion tibiale du ligament latéral interne
Ce diagnostic est en rapport avec mes précédentes inflammations du tendon d'Achille et du tendon quadricipital (voir cet article).

Il m'annonce que les maladies des tendons sont très peu connues car très peu étudiées. Il me promet néanmoins que le traitement qu'il va m'inoculer réglera le problème sous une quinzaine de jours. Concernant le sport, il me conseille de faire de la marche à 2 bâtons (le poids du corps est transféré sur les bras et les bâtons, de sorte que les jambes se musclent sans se faire mal). Il me conseille aussi de prendre de la Spiruline, une algue utilisée comme complément alimentaire, apportant des minéraux pour soulager les problèmes de tendons.

Il réalise donc des infiltrations à l'hydrocortisone fluorée - naropéine au niveau des différents points douloureux.
Soit 10 au total (4 aux deux genoux, et 1 à chaque hanche) !!! J'ai énormément souffert, les zones d'injections étant déjà très douloureuses, et l'aiguille énorme !! (ma grand-mère fut témoin de mon calvaire).
Le pire, c'est quand je lui demande si j'ai la capacité d'aller travailler le lendemain (travail debout pendant 8h), et qu'il me répond "aucun soucis" ...

Pleine d'espoir, je retourne à la voiture avec ma grand-mère, afin de rentrer sur Montpellier. Elle a vraiment bien fait de vouloir m'accompagner, car quelques minutes plus tard, j'ai le bassin totalement bloqué de douleur, ainsi que les genoux.
Impossible de conduire. Sur le chemin du retour, j'essaye de m'endormir pour oublier la douleur.
Nous arrivons en fin d'après-midi chez mes grands-parents. Je dois prendre ma voiture pour retourner chez moi, à 1h30 de Montpellier. Incapable de bouger, je m'allonge dans le canapé et je décide de ne partir que le lendemain matin, dans l'espoir que le produit injecté soit totalement éliminé de mes tendons ...
Je passe donc une nuit atroce, impossible de me retourner dans le lit, réveillée toutes les heures par la douleur, ...
Le lendemain matin, je me lève tôt, car je travaille à 1h30 d'ici. J'essaye tant bien que mal de poser mes pieds sur les pédales, et en route ! J'ai encore espoir que les douleurs s'apaisent, il le faut bien !
Arrivée au travail, je prends conscience que je ne peux pas du tout marcher. Mes collègues s'organisent pour me faire remplacer, et je rentre chez moi, bien décidée à appeler le chirurgien pour lui faire part de cette réaction imprévue.
Malheureusement, je n'arrive à joindre que son interne, qui me dit de contacter mon généraliste au cas où je fasse une phlébite ! Quand je contacte mon médecin, elle ne peut me prendre en consultation le jour-même, mais elle me certifie que ce n'est pas une phlébite car ce ne sont pas les mêmes signes cliniques. Elle me conseille de prendre du paracétamol contre les douleurs. Bien évidemment, j'y avais déjà pensé, mais cet antidouleur n'a eu aucun effet.
Vu qu'aucun médecin ne peut m'indiquer la nature de ces douleurs, je me renseigne par moi-même. En réalité, ces douleurs proviennent d'une réaction dite "microcristalline". Le produit injecté est sous forme de petits cristaux, ayant l'avantage d'une dissolution lente et donc d'un effet retard. Cela évite le renouvellement quotidien du produit par injection. Mais avant que ces cristaux soient dissous, il peuvent entraîner  une irritation locale parfois vive. Normalement le médecin nous avertit de la possibilité de cette réaction ...
Je suis maintenant rassurée ! (Et ce n'est pas grâce aux médecins).
Le lendemain, la douleur commence à diminuer, je peux retourner travailler, en essayant exceptionnellement de marcher le moins possible.

Une semaine est passée depuis les fameuses infiltrations.
La réaction microcristalline a disparu, mais pas mes douleurs hanche/genou. Je contacte le chirurgien, mais il me dit qu'arrêter d'angoisser et de bien attendre encore une semaine avant de le contacter. L'effet de ses injections peut mettre 2 semaines à apparaître.

Deux semaines sont passées. J'ai encore plus mal dans l'aine. En cette fin du mois de septembre, le travail est harassant, je cours toute la journée et ma hanche ne supporte plus. Je recontacte le chirurgien pour lui signaler que son traitement a été inefficace, je n'ai aucune amélioration. Là, il me dit qu'il n'a pas d'autres solutions pour moi, que mon problème n'est pas d'ordre chirurgical et me renvoie vers un rhumatologue ou un médecin de physique & réadaptation. Il insiste sur le fait qu'une chirurgie ne sera pas adaptée à mon cas.
Retour à la case départ, je suis ébranlée. J'ai l'espoir, depuis février, qu'un spécialiste trouve comment me soulager, mais je tombe sur deux chirurgiens dont les avis sont totalement opposés !! Que faire ?
Je prends donc rendez-vous avec plusieurs rhumatologues, comme me l'a conseillé le chirurgien de Toulouse ...
Je décide aussi de consulter un centre antidouleur, qui a l'avantage d'avoir une équipe pluridisciplinaire.





mercredi 27 août 2014

2e consultation avec le Chirurgien Orthopédique N°2

Après 3h30 d'attente dans une salle à 35°C, je rencontre de nouveau le professeur de Montpellier. La consultation dure 45 min ! 

HANCHES

Premièrement, il confirme l'insuffisance de couverture osseuse de la hanche, après le calcul des angles de couverture. Selon lui, l'angle de couverture externe (VCE) est de 19° (au lieu de 22° pour le radiologue), et l'angle de couverture antérieure (VCA) est de 17° (au lieu de 21°).




Note : chez un sujet sain, les angles doivent être supérieurs ou égaux à 25°.

Il pense que mes douleurs de hanche sont la conséquence de cette dysplasie, et du trouble de la marche, qui se fait genou tourné en dedans, hanche en rotation interne.

Je me demande pourquoi il ne tient pas compte de la lésion du bourrelet cotyloïdien, qui est pourtant l'une des causes principales de mes vives douleurs dans l'aine...


GENOUX

Au niveau du genou droit, la symptomatologie fémoro-patellaire est en rapport avec l'importante désaxation de l'appareil extenseur du genou et la rétractation de l'aileron rotulien externe, qui sont la conséquence de l'excès de torsion tibiale externe.


CONCLUSION

Dans un premier temps, la prise en charge du problème au niveau de la hanche est à envisager, avec la réalisation d'une butée ostéoplastique du toit du cotyle, qui assurera une meilleure couverture de la tête fémorale en avant et en dehors.

Secondairement, quelques mois après, le traitement chirurgical du problème fémoro-patellaire par une ostéotomie de dérotation interne du squelette jambier avec une réaxation de l'appareil extenseur du genou sera réalisée.

Il me prévient que la butée de hanche nécessitera une hospitalisation d'une semaine dans le service, qu'elle sera suivie d'une immobilisation en traction suspension pendant une période de cinq à six semaines, et que la reprise de l'appui s'effectuera ensuite sur une période de trois semaines.

Il me faudra donc 4 opérations (2 hanche et 2 genoux).
Ces prévisions me font un peu peur, je ressens le besoin de consulter un autre chirurgien orthopédique pour un deuxième avis ...




vendredi 1 août 2014

[Anecdote] Lady Gaga a aussi souffert d'une déchirure du labrum !

Traduction d'un article paru sur le site de MTV.


La blessure de hanche de Lady Gaga est sérieuse, mais totalement soignable.

"Elle pourra revenir sur scène d'ici 3 à 6 mois", annonce le chirurgien orthopédique Dr. Alexis Colvin, qui ne soigne pas Gaga.

Par gil kaufman le 14/02/2013


mardi 1 juillet 2014

Résultats de l'arthroscanner de la hanche droite

L'arthroscanner consiste à injecter, à l'aide d'une aiguille, un produit de contraste iodé à l'intérieur d'une articulation. Par la suite, des radios sont faites pour étudier le contenu de l'articulation.

Voici les conclusions du radiologue :
- Très nette hypertrophie densifiée de la partie antéro-postérieure de la jonction cervico-céphalique (angle alpha = 66°, offset = 2 mm).
- Très discret épaississement des parties molles péri-trochantériennes (sans signe évident de bursite péri-trochantérienne ou tendinopathie du moyen fessier).
- Minime défaut de couverture du toit du cotyle, sans signification pathologique formelle.
- Fine fissuration à la base du bourrelet cotyloïdien (= labrum) à sa partie postéro-supérieure.
CONCLUSION : conflit fémoro-acétabulaire par effet "came".



En sortant, le radiologue me dit "désolée, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop".
En effet, au-delà du diagnostic établi, l'articulation est très douloureuse après un examen de ce genre (pour moi en tout cas). Mon bassin est bloqué, il faut que l'on vienne me chercher car il m'est impossible de conduire. Au bout de 24h, la douleur disparaît.

Notez que le diagnostic est assez différent de ce qui m'a été dit auparavant. Apparemment, la douleur inguinale proviendrait plutôt d'un épaississement de l'os du fémur, qui vient buter contre le bassin (cotyle), et non d'un "manque d'os" au niveau de ce cotyle. A voir avec le chirurgien et le rhumato ...

dimanche 1 juin 2014

Consultation avec le Chirurgien Orthopédique N°2

Me voici en consultation avec le Professeur de Chirurgie orthopédique de Montpellier. Il ne retrouve pas mon dossier, donc retour à la case départ (anamnèse, examen clinique, ...). 
Il ne comprend pas pourquoi le précédent chirurgien ne m'a pas prescrit d'arthroscanner de la hanche, et me demande de revenir une fois l'examen effectué.

C'est le début des pertes de temps inutiles, et entre chaque consultation (2 mois environ), je dois continuer de souffrir sagement.

mardi 1 avril 2014

Consultation avec le Rhumatologue N°1 et le Chirurgien orthopédique N°1

Je consulte un des rhumatologues du CHRU de Montpellier, car leur service est un des meilleurs de France (2e au classement 2014 en rhumatologie).
La visite dure 5 minutes (examen clinique compris). Il me conseille d'arrêter la danse, la zumba et la fitness, et de faire plutôt du vélo ou de la natation. Il me prescrit une IRM de la hanche droite, à la recherche d'anomalie du signal osseux, voire d'une chondropathie débutante. Au final, l'IRM ne révèle rien.

Je décide de ne pas suivre le conseil de mon généraliste, et prends quand même rendez-vous avec un chirurgien orthopédique du CHRU de Montpellier.
Celui-ci m'examine longuement (contrairement au rhumatologue), constate que je suis hyperlaxe. Je lui parle de mes douleurs de hanches et de genoux (tant qu'à y être).
Il me dit qu'il souhaiterait que je rencontre son chef, un professeur renommé, qui serait spécialisé dans le traitement de ce genre de malformation. Il me prescrit un arthroscanner du genou (en oubliant la hanche), et je prends un second rendez-vous pour le mois de juin.
L'arthroscanner du genou ne révèle rien. Le radiologue me conseille de pratiquer du vélo d'appartement (bien réglé !) pour muscler mes genoux et éviter la douleur.





samedi 1 février 2014

Le début d'une prise en charge active

Début d'année 2014, la douleur inguinale droite est très importante, et irradie dans tout le bassin (aine, grand trochanter, sacro-iliaque).

[Février] Je consulte de nouveau mon médecin généraliste, pour qu'il me propose une autre solution que les traitements précédents (qui furent des échecs). Je lui parle de mon moral, qui est au plus bas, afin de lui montrer à quel point la souffrance interfère avec ma vie personnelle et professionnelle. Il ne comprend pas vraiment, me répond juste qu'il ne va tout de même pas me donner des antidépresseurs !
Je suis bien d'accord avec lui, puisque ma déprime vient juste du fait que je souffre ... Quand je n'aurais plus mal, le moral reviendra automatiquement !
Il me prescrit alors des radios des hanches et du bassin (les dernières datent de 2007). Pourquoi ne pas m'en avoir fait faire en 2013, lorsqu'il m'avait conseillé de voir un ostéopathe ?

Une fois les radios faites, le radiologue me prend à part pour m'annoncer ses conclusions. 



Il note une dysplasie coxofémorale bilatérale modérée, avec coxa valga et défaut de couverture externe des cotyles





A droite : Défaut de couverture du cotyle
De face, l'angle de couverture externe est de 22° à droite, et 28° à gauche. De profil, l'angle de couverture antérieure est de 21° à droite, et 25° à gauche.

Note : chez un sujet sain, les angles doivent être supérieurs ou égaux à 25°.




A noter : les chiffres donnés sont calculés par le radiologue lui-même, et sont très "opérateur-dépendants". En effet, les différents chirurgiens que j'ai consultés par la suite vont me donner des chiffres assez différents de ceux-là (voir articles correspondants).

La radiologue me conseille de consulter un chirurgien orthopédique, car il existe des opérations capables de corriger cette malformation (comme la butée de hanche par exemple). Il me conseille aussi de faire des examens complémentaires, car à la radio on ne voit pas les tissus mous, comme le labrum, qui peut être abîmé en cas de dysplasie de hanche.
Ce sont ces conseils avisés qui vont enfin me permettre d'entamer un long chemin vers la voie de la guérison ...




Quelques jours plus tard, je retourne voir le généraliste avec les radios. Celui-ci les observe bien, et m'affirme qu'il n'y a aucune dysplasie ! Il pense que le radiologue se trompe, et ne veut pas que j'aille consulter de chirurgien. A la place, il m'envoie vers un rhumatologue...