Qui perd la santé perd beaucoup, qui perd un ami perd encore plus, mais celui qui perd le courage perd tout. [Cervantès]

mardi 1 juillet 2014

Résultats de l'arthroscanner de la hanche droite

L'arthroscanner consiste à injecter, à l'aide d'une aiguille, un produit de contraste iodé à l'intérieur d'une articulation. Par la suite, des radios sont faites pour étudier le contenu de l'articulation.

Voici les conclusions du radiologue :
- Très nette hypertrophie densifiée de la partie antéro-postérieure de la jonction cervico-céphalique (angle alpha = 66°, offset = 2 mm).
- Très discret épaississement des parties molles péri-trochantériennes (sans signe évident de bursite péri-trochantérienne ou tendinopathie du moyen fessier).
- Minime défaut de couverture du toit du cotyle, sans signification pathologique formelle.
- Fine fissuration à la base du bourrelet cotyloïdien (= labrum) à sa partie postéro-supérieure.
CONCLUSION : conflit fémoro-acétabulaire par effet "came".



En sortant, le radiologue me dit "désolée, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop".
En effet, au-delà du diagnostic établi, l'articulation est très douloureuse après un examen de ce genre (pour moi en tout cas). Mon bassin est bloqué, il faut que l'on vienne me chercher car il m'est impossible de conduire. Au bout de 24h, la douleur disparaît.

Notez que le diagnostic est assez différent de ce qui m'a été dit auparavant. Apparemment, la douleur inguinale proviendrait plutôt d'un épaississement de l'os du fémur, qui vient buter contre le bassin (cotyle), et non d'un "manque d'os" au niveau de ce cotyle. A voir avec le chirurgien et le rhumato ...

dimanche 1 juin 2014

Consultation avec le Chirurgien Orthopédique N°2

Me voici en consultation avec le Professeur de Chirurgie orthopédique de Montpellier. Il ne retrouve pas mon dossier, donc retour à la case départ (anamnèse, examen clinique, ...). 
Il ne comprend pas pourquoi le précédent chirurgien ne m'a pas prescrit d'arthroscanner de la hanche, et me demande de revenir une fois l'examen effectué.

C'est le début des pertes de temps inutiles, et entre chaque consultation (2 mois environ), je dois continuer de souffrir sagement.

mardi 1 avril 2014

Consultation avec le Rhumatologue N°1 et le Chirurgien orthopédique N°1

Je consulte un des rhumatologues du CHRU de Montpellier, car leur service est un des meilleurs de France (2e au classement 2014 en rhumatologie).
La visite dure 5 minutes (examen clinique compris). Il me conseille d'arrêter la danse, la zumba et la fitness, et de faire plutôt du vélo ou de la natation. Il me prescrit une IRM de la hanche droite, à la recherche d'anomalie du signal osseux, voire d'une chondropathie débutante. Au final, l'IRM ne révèle rien.

Je décide de ne pas suivre le conseil de mon généraliste, et prends quand même rendez-vous avec un chirurgien orthopédique du CHRU de Montpellier.
Celui-ci m'examine longuement (contrairement au rhumatologue), constate que je suis hyperlaxe. Je lui parle de mes douleurs de hanches et de genoux (tant qu'à y être).
Il me dit qu'il souhaiterait que je rencontre son chef, un professeur renommé, qui serait spécialisé dans le traitement de ce genre de malformation. Il me prescrit un arthroscanner du genou (en oubliant la hanche), et je prends un second rendez-vous pour le mois de juin.
L'arthroscanner du genou ne révèle rien. Le radiologue me conseille de pratiquer du vélo d'appartement (bien réglé !) pour muscler mes genoux et éviter la douleur.





samedi 1 février 2014

Le début d'une prise en charge active

Début d'année 2014, la douleur inguinale droite est très importante, et irradie dans tout le bassin (aine, grand trochanter, sacro-iliaque).

[Février] Je consulte de nouveau mon médecin généraliste, pour qu'il me propose une autre solution que les traitements précédents (qui furent des échecs). Je lui parle de mon moral, qui est au plus bas, afin de lui montrer à quel point la souffrance interfère avec ma vie personnelle et professionnelle. Il ne comprend pas vraiment, me répond juste qu'il ne va tout de même pas me donner des antidépresseurs !
Je suis bien d'accord avec lui, puisque ma déprime vient juste du fait que je souffre ... Quand je n'aurais plus mal, le moral reviendra automatiquement !
Il me prescrit alors des radios des hanches et du bassin (les dernières datent de 2007). Pourquoi ne pas m'en avoir fait faire en 2013, lorsqu'il m'avait conseillé de voir un ostéopathe ?

Une fois les radios faites, le radiologue me prend à part pour m'annoncer ses conclusions. 



Il note une dysplasie coxofémorale bilatérale modérée, avec coxa valga et défaut de couverture externe des cotyles





A droite : Défaut de couverture du cotyle
De face, l'angle de couverture externe est de 22° à droite, et 28° à gauche. De profil, l'angle de couverture antérieure est de 21° à droite, et 25° à gauche.

Note : chez un sujet sain, les angles doivent être supérieurs ou égaux à 25°.




A noter : les chiffres donnés sont calculés par le radiologue lui-même, et sont très "opérateur-dépendants". En effet, les différents chirurgiens que j'ai consultés par la suite vont me donner des chiffres assez différents de ceux-là (voir articles correspondants).

La radiologue me conseille de consulter un chirurgien orthopédique, car il existe des opérations capables de corriger cette malformation (comme la butée de hanche par exemple). Il me conseille aussi de faire des examens complémentaires, car à la radio on ne voit pas les tissus mous, comme le labrum, qui peut être abîmé en cas de dysplasie de hanche.
Ce sont ces conseils avisés qui vont enfin me permettre d'entamer un long chemin vers la voie de la guérison ...




Quelques jours plus tard, je retourne voir le généraliste avec les radios. Celui-ci les observe bien, et m'affirme qu'il n'y a aucune dysplasie ! Il pense que le radiologue se trompe, et ne veut pas que j'aille consulter de chirurgien. A la place, il m'envoie vers un rhumatologue...

mardi 1 janvier 2013

Les douleurs de hanche deviennent très fréquentes, voir permanentes

A 26 ans, les douleurs inguinales et sacro-iliaques évoluent par crises de plus en plus fréquentes et longues.
Le médecin généraliste me conseille de voir un ostéopathe qui, de nouveau, me renvoie vers un podologue, après m'avoir manipulée sans succès.

Le podologue me refait des semelles orthopédiques (plus abouties que les premières). Il cerne bien le problème de dysplasie, et fabrique les semelles en conséquence. Il trouve qu'elles corrigent bien mon trouble de la marche.
J'essaye de les porter en permanence pendant 1 an, mais là non plus, aucun effet.

Concernant le sport, je pratique le fitness, la zumba et la danse modern-jazz. Vu que je n'ai aucune recommandation concernant les sports conseillés, je continue, malgré les douleurs. 
En fitness, il m'est impossible de m'allonger sur le côté (douleur vive au niveau du grand trochanter de la jambe qui est contre le sol). De plus, j'ai des douleurs dans l'aine quand je dois faire des rotations avec l'autre jambe (sensation de ressaut). 




Quand les exercices doivent être faits allongées sur le dos, je suis obligée de plier mes jambes pour ne pas me coincer l'articulation sacro-iliaque droite.
A la zumba, les déhanchés provoquent des douleurs au niveau de cette même sacro-iliaque.



dimanche 1 janvier 2006

Apparition des douleurs de hanche

A l'âge de 19 ans, une douleur inguinale (= dans l'aine) apparaît à droite, lors de la marche. Si je continue de marcher un moment, elle apparaît aussi à gauche.
Je me suis plusieurs fois retrouvée bloquée, à ne plus pouvoir marcher tellement le bassin était douloureux. C'est notamment le cas lors de randonnées pédestres ou bien dans les parcs d'attractions, où l'on marche toute la journée.

Le généraliste me prescrit alors des radios du bassin et des hanches. Elles révèlent une insuffisance de couverture fémorale bilatérale.


On note aussi une asymétrie de hauteur des membres inférieurs non significative (4 mm), sûrement due à la dysplasie.

Malgré les résultats, le généraliste ne trouve rien d'alarmant, et me prescrit uniquement des antidouleurs en cas de crise.

En parallèle, je consulte un ostéopathe posturologue pour toutes mes douleurs (dos, hanches, genoux). Celui-ci procède à quelques manipulations légères dans le dos, et me conseille d'aller voir un podologue posturologue. Les semelles posturales qu'il me fabrique se révèlent inefficaces.

6 mois plus tard, je suis victime d'une rupture partielle du tendon quadricipital, sans explication logique. Le kinésithérapeute que je vois en séances de rééducation me conseille d'enlever mes semelles posturales, pouvant être à l'origine d'une mauvaise répartition des charges sur mon genou. Plus tard, un des chirurgiens m'expliquera que la dysplasie de hanche  peut provoquer des tendinites au genou et donc possiblement la rupture du tendon ...

D'année en année, les douleurs de hanches se font de plus en présentes, surtout lorsque j'ai beaucoup de travail et que je piétine toute la journée sans m'arrêter.

S'ajoutent à cela des douleurs vives et des blocages de l'articulation sacro-iliaque droite (en haut de la fesse). J'ai 24 ans, je commence tout juste à travailler.

Quand je suis debout, les douleurs ressemblent à des coups de couteau ou décharges dans le bas du dos. Quand je suis allongée sur le dos, la douleur est telle que je ne peux plus bouger pendant un moment.

mardi 1 janvier 2002

Tendinites

Les tendinites au niveau de membres inférieurs apparaissent plus tardivement pendant mon enfance, plutôt vers le collège.

Mes premières tendinites sont celles du tendon d'Achille, à prédominance droite. 

Je me souviens qu'elles apparaissent surtout l'été, et sont présentes dès le matin au réveil. Elles sont très invalidantes car je ne peux plus poser le pied par terre. Elles durent environ une semaine. Je ne connais pas de cause à ces tendinites (pas de sport intense ni de mouvements répétés). Elles sont plutôt spontanées.
Mon généraliste m'affirme que j'ai les tendons fragiles et me conseille de bien m'hydrater.


A l'âge de 19 ans, tendinite puis rupture partielle du tendon quadricipital droit (au dessus du genou). 

C'est l'été, je me suis accroupie pour nettoyer le sol ... La douleur est vraiment atroce, je ne peux plus conduire, il faut que je soulève ma jambe avec mes bras pour poser le pied sur la pédale.
Direction les urgences un vendredi soir. Après 6h d'attente insoutenable (sans antidouleurs), ils décident de me garder pour la nuit. Le lendemain matin, l'échographie révèle une rupture partielle du tendon, avec épanchement. Si la rupture avait été totale, le chirurgien aurait dû m'opérer.

Le traitement : immobilisation du genou avec une attelle de Zimmer pendant 1 mois.
Une semaine plus tard, une échographie de contrôle confirme la tendinite, mais le tendon a déjà bien cicatrisé.
Au bout d'un mois, le genou est complètement raide.

Le médecin me prescrit des séances de rééducation chez le kinésithérapeute. Au début, il me place des électrodes sur la cuisse pour stimuler les muscles. Puis, je fais quelques exercices avec des appareils de musculation. A la fin des séances, le kiné me fait subir des étirements particulièrement douloureux, j'en garde un très mauvais souvenir...
Ce même kiné m'a conseillé de ne marcher qu'avec des chaussures avec un petit talon et un renfort rigide au niveau du tendon d'Achille, pour éviter les tendinites.

L'été suivant, j'ai refait une tendinite du tendon quadricipital droit. Prudente, j'ai de suite remis mon attelle et cessé toute activité traumatisante pour le tendon. La tendinite a duré une semaine.

A 23 ans, je refais une tendinite du tendon d'Achille droit, m'imposant de ne plus marcher pendant 1 semaine. A l'hôpital, l'infirmier me fait un strapping mais se trompe, il m'immobilise en dorsiflexion (comme pour une entorse) alors que la cheville doit être en extension afin que le tendon soit le plus raccourci possible. C'est douloureux, mais heureusement il n'y a pas de conséquence sur la guérison.

Depuis, je n'ai jamais refait de tendinites aussi invalidantes.
J'ai parfois le tendon d'Achille droit douloureux au réveil, alors je bois énormément et j'essaye de marcher le moins possible, jusqu'à ce que la douleur disparaisse.